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Le Premier ministre turc promet plus d'investissements pour les Kurdes


Mercredi 1 juin 2011 à 14h32

ISTANBUL, 1 juin 2011 (AFP) — Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis mercredi d'avantage d'investissements pour les régions de peuplement kurde du sud-est de la Turquie, où il devait participer dans la journée à un grand meeting électoral à l'approche des législatives, prévues le 12 juin.

S'exprimant à Istanbul, M. Erdogan a annoncé des projets visant à accélérer le développement économique et social à Diyarbakir, la plus grande ville du Sud-Est, une région pauvre à l'économie mise à mal par 27 ans de conflit entre rebelles kurdes et forces de sécurité.

Les tensions dans la région ont augmenté à l'approche des élections avec un regain des opérations militaires contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et d'attaques meurtrières de cette organisation contre la police.

"Nous continuons de déployer des efforts --avec patience et détermination-- afin d'accroître les investissements dans la région (kurde) et de résoudre ses problèmes", a déclaré M. Erdogan lors d'une réunion de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur).

Il a annoncé des projets visant à rénover la ville historique de Diyarbakir, construire un nouvel aéroport, un barrage, un stade, plus d'hôpitaux et d'autoroutes ainsi que des équipements de loisir sur les berges du Tigre, dans la périphérie de la ville.

S'appuyant sur une amélioration des services et un sentiment de fraternité islamique, l'AKP jouit d'une popularité solide dans le Sud-Est et compte environ 70 députés kurdes dans le Parlement sortant.

Le gouvernement n'a toutefois pas répondu aux demandes des Kurdes pour plus de libertés politiques et n'est pas parvenu à définir une stratégie claire pour amener le PKK à déposer les armes.

Les candidats nationalistes kurdes, soutenus par le Parti pour la Paix et la Démocratie (BDP) --le principal parti kurde de Turquie, considéré comme proche du PKK-- sont les principaux rivaux électoraux de l'AKP dans le Sud-Est.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.