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Le pétrole rebondit après une frappe contre des installations iraniennes


Mercredi 18 mars 2026 à 15h01

Londres, 18 mars 2026 (AFP) — Les prix du pétrole sont repartis à la hausse mercredi, le baril de Brent grimpant même de plus de 5% après une frappe contre des infrastructures énergétiques critiques iraniennes.

Le baril de Brent, la référence internationale du pétrole, progressait de 4,86% à 108,45 dollars vers 13H45 GMT, peu après avoir bondi de plus de 5%. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate gagnait 2,46% à 98,58 dollars.

Une frappe menée mercredi par Israël et les Etats-Unis a touché l'immense champ gazier de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar, selon la télévision d'Etat.

L'Iran a annoncé dans la foulée vouloir cibler des installations énergétiques dans le Golfe.

Les cours du pétrole étaient pourtant en légère baisse plus tôt mercredi, avec la reprise d'une fraction des exportations de l'Irak via la Turquie, même si le marché restait très prudent face aux ruptures d'approvisionnement provoquées par la guerre au Moyen-Orient.

L'Irak a annoncé mercredi la reprise d'une part de ses exportations pétrolières, soit 250.000 barils de pétrole par jour (bpj) acheminés par oléoduc jusqu'à un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome irakien.

"Cela ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan par rapport aux volumes actuellement bloqués dans le détroit d'Ormuz", soulignait Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Le marché montrait aussi initialement un "certain optimisme lié au fait qu'un nombre limité de navires semblent avoir été autorisés par l'Iran à traverser le détroit d'Ormuz", selon l'analyste.

Mais "les infrastructures énergétiques dans l'ensemble du golfe Persique continuent d'être prises pour cible par l'Iran" et "parallèlement, la production en amont continue de reculer, les producteurs essayant de gérer les contraintes de stockage", rappelaient de leur côté les analystes d'ING.

Selon eux "les réductions de production de pétrole aux Émirats arabes unis et au Koweït atteignent désormais environ 1,5 million bpj et 1,3 million bpj, respectivement. Cela s'ajoute aux réductions d'offre d'environ 2,9 millions bpj et 2 à 2,5 millions bpj signalées en Irak et en Arabie saoudite".

Le prix du gaz européen, qui évoluait dans le rouge mercredi matin, est lui aussi reparti à la hausse.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, affichait vers 13H45 GMT une progression de 7,70%, à 55,53 euros le mégawattheure.

pml-ode/rl

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.