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Le dirigeant des Kurdes syriens à Damas pour discuter de l'intégration de ses forces


Dimanche 4 janvier 2026 à 13h26

Damas, 4 jan 2026 (AFP) — Le dirigeant des Kurdes syriens Mazloum Abdi, qui commande les puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS), a annoncé être dimanche à Damas pour de nouvelles discussions avec des responsables sur l'intégration de ses forces dans celles du gouvernement central.

M. Abdi avait signé en mars un accord avec le président syrien Ahmad al-Chareh visant à fusionner l'administration semi-autonome kurde avec le gouvernement d'ici la fin 2025, mais des divergences entre les deux parties ont retardé sa mise en oeuvre.

Une délégation des dirigeants des FDS, dont fait partie Mazloum Abdi, "rencontre actuellement des responsables du gouvernement de Damas dans la capitale syrienne, dans le cadre de discussions liées au processus d'intégration militaire", ont précisé ces forces dominées par les Kurdes, dans un communiqué.

Les Kurdes, une importante minorité ethnique, contrôlent de vastes étendues du nord-est de la Syrie, riches en pétrole et en blé.

Soutenues par les Etats-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, défait en Syrie en 2019.

Depuis le renversement du président Bachar al-Assad en décembre 2024, les Kurdes ont des relations tendues avec le pouvoir central au sujet de leur avenir dans la nouvelle Syrie.

Le 25 décembre, Mazloum Abdi avait assuré faire tout son possible pour éviter l'échec de l'accord avec Damas. Il avait réitéré les demandes des FDS de décentralisation, rejetées par le pouvoir central dirigé par l'ancien jihadiste Ahmad al-Chareh.

En décembre, un responsable kurde avait déclaré à l'AFP que Damas avait proposé de diviser les forces dirigées par les Kurdes en trois divisions et plusieurs brigades, dont une réservée aux femmes.

Ces forces seraient ensuite déployées sous le commandement des FDS dans les zones contrôlées par les Kurdes, toujours selon ce responsable.

Le ministre syrien des Affaires étrangères avait déclaré par la suite que le gouvernement étudiait la réponse des Kurdes.

La Turquie, alliée du nouveau pouvoir et qui partage 900 kilomètres de frontière avec la Syrie, considère comme une menace la permanence des combattants kurdes à sa frontière.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.