
Vendredi 27 mars 2026 à 12h25
Berlin, 27 mars 2026 (AFP) — Le chancelier allemand Friedrich Merz recevra lundi à Berlin le président syrien Ahmad al-Chareh pour évoquer notamment la guerre dans la région du Moyen-Orient, a annoncé vendredi un porte-parole du gouvernement allemand.
"Le chancelier recevra le président syrien, Ahmed al-Chareh, à la chancellerie lundi (...) pour sa visite inaugurale", a déclaré le porte-parole Stefan Kornelius.
Ahmad al-Chareh a renversé avec les forces rebelles islamistes l'ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024.
Depuis, il a a rompu avec son passé jihadiste, multipliant les ouvertures notamment envers l'Occident.
Il a effectué plusieurs déplacements à l'étranger, aux États-Unis et en France.
Sa visite en Allemagne, initialement prévue en janvier, avait été reportée en raison des affrontements entre les troupes du gouvernement syrien et les combattants kurdes alors soutenus par les États-Unis dans le pays.
Elle intervient désormais alors que le Moyen-Orient est en guerre depuis fin février après une attaque américano-israélienne contre l'Iran, la Syrie se positionnant aux côtés des États arabes et contre Téhéran.
Outre sa rencontre avec le chancelier Merz, M. al-Chareh participera à un forum économique pour discuter des "perspectives de reprise économique et de reconstruction de la Syrie", a précisé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Le long conflit en Syrie a eu "un impact dévastateur sur l'économie syrienne", a-t-il souligné, évoquant "une pauvreté généralisée au sein de la population et les besoins financiers élevés pour la reconstruction".
Après la levée de nombreuses sanctions de l'UE et de l'ONU à la suite de la fin du régime d'Assad, "les bases d'une reprise économique ont été posées", a-t-il ajouté.
Plusieurs ONG, dont celles représentant les communautés syriennes kurdes et alaouites en Allemagne, avaient appelé Berlin à annuler la visite prévue du président syrien en janvier, la qualifiant de "totalement inacceptable".
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.