Page Précédente

Le Canadien tué en Syrie avec les Kurdes "était très heureux" de combattre


Jeudi 5 novembre 2015 à 18h17

Montréal, 5 nov 2015 (AFP) — John Gallagher, un ancien militaire canadien tué dans une attaque suicide menée par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), "était très heureux" de combattre aux côtés des forces arabo-kurdes en Syrie, a expliqué sa mère jeudi à la télévision CTV.

"Il était très heureux d'être là-bas", a déclaré Valérie Carder, qui avait appris à son retour du travail mercredi la mort de son fils. Elle a été annoncée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis au sein de laquelle combattait le Canadien.

Après avoir été informée par un journaliste de la mort de John Gallagher, Valérie Carder a posté sur le compte Facebook de son fils l'information de sa disparition.

"Je suis désolée que certains d'entre vous reçoivent cette annonce par ce biais", a-t-elle écrit.

John Gallagher avait servi dans un régiment canadien en Bosnie pendant six mois en 2003 puis avait quitté l'armée faute d'avoir l'assurance de pouvoir repartir en mission à l'étranger.

"Il était très fier de ses états de service" dans l'armée canadienne, a dit sa mère.

C'est en mai dernier qu'il avait rejoint les forces kurdes côté irakien "où il a pris part au conflit" contre le groupe EI "presque immédiatement". Mais, selon elle, déçu du manque d'action, "il a pris la décision d'aller en Syrie" deux mois après, en passant d'une unité à l'autre.

"Il était très heureux dans l'unité dans laquelle il avait été versé récemment", a poursuivi Valérie Carder sur la chaîne CTV.

Il y a quelques jours, la coalition arabo-kurde syrienne avait annoncé le lancement d'une offensive contre des territoires contrôlés par l'EI dans la province de Hassaké, notamment contre les villes d'al-Hol et Chaddadé.

C'est aux abords de la ville d'al-Hol que le jeune canadien de 32 ans a été tué dans l'attaque suicide.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.