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La Turquie ne laissera pas la ville syrienne d'Azaz tomber aux mains des Kurdes (Davutoglu)


Lundi 15 février 2016 à 10h46

Ankara, 15 fév 2016 (AFP) — La Turquie ne laissera pas la ville syrienne D'Azaz, située à proximité de la frontière turque, tomber aux mains des forces kurdes que l'artillerie turque bombarde depuis trois jours, a déclaré lundi le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

"Nous ne laisserons pas Azaz tomber. Le YPG (Unités de protection du peuple, les milices kurdes) ne sera pas autorisé à avancer vers l'ouest de l'Euphrate et à l'est (du canton) d'Afrin", a dit M. Davutoglu aux journalistes dans l'avion qui l'emmenait en Ukraine.

Il a en outre sommé les combattants kurdes de Syrie de se retirer de l'aéroport de Minnigh, dont ils ont pris le contrôle la semaine dernière lors de leur avancée vers Azaz, dans la province d'Alep, situé à moins d'une dizaine de kilomètres de la frontière turque.

"Ils doivent se retirer de cet aéroport. Sinon nous rendrons cet aérodrome inutilisable", a affirmé le chef du gouvernement turc, cité par la chaîne d'information NTV.

"Le YPG est actuellement et clairement un pion de la volonté expansionniste de la Russie en Syrie", a également estimé M. Davutoglu.

Pour la troisième journée consécutive, l'artillerie turque a bombardé lundi depuis sa frontière des positions du YPG en représailles, selon Ankara, à des tirs venus de Syrie.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement turc a mis en garde le Parti de l'union démocratique (PYD) et son bras armé, le YPG, contre toute velléité de s'installer durablement à l'ouest du fleuve Euphrate.

Le ministre turc de la Défense Ismet Yilmaz a fermement démenti lundi des accusations du régime de Damas selon lesquelles l'armée turque aurait envoyé des troupes sur le sol syrien et répété que son pays n'envisageait pas de le faire.

Samedi, son collègue aux Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, avait lui affirmé que la Turquie et l'Arabie saoudite pourraient mener une intervention terrestre contre le groupe Etat islamique (EI) en territoire syrien.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.