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La Syrie ferme le camp de proches de jihadistes d'al-Hol


Dimanche 22 février 2026 à 20h07

Damas, 22 fév 2026 (AFP) — Les autorités syriennes ont annoncé dimanche la fermeture du camp d'al-Hol, évacué et vidé par l'évasion de milliers de proches de jihadistes présumés qui y étaient détenus depuis des années sous le contrôle des forces kurdes.

"Les familles syriennes et non-syriennes ont été relogées", a déclaré à l'AFP le responsable intérimaire du camp, Fadi al-Qassem.

Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les troupes kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main, suscitant des craintes sur de possibles failles sécuritaires.

Entretemps, des milliers de femmes et d'enfants se sont enfuis du camp qui abritait quelque 24.000 personnes, dont environ 6.300 étrangers, pour une destination inconnue.

Les autorités ont évacué les familles restantes plus tôt cette semaine et les forces de sécurité procèdent à de dernières vérifications des tentes, a indiqué le responsable.

Ces résidents, qui ont "besoin d'aide pour leur réinsertion" dans la société, ont été transférés vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep, et d'autres lieux, a-t-il ajouté, sans préciser lesquels.

Une source au sein d'une organisation humanitaire a dit avoir "évacué l'ensemble des équipes travaillant dans le camp et démantelé l'équipement".

L'Annexe, une section de haute sécurité du camp, comptait des familles de 42 nationalités, dont un grand nombre originaires de Russie, du Caucase et des républiques d'Asie centrale, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier.

Concernant les prisons de jihadistes eux-mêmes, l'armée américaine a achevé le transfert de plus de 5.700 détenus de Syrie vers l'Irak, pour garantir leur surveillance.

Selon l'ONG Human Rights Watch (HRW), ces prisonniers "risquent d'être victimes de disparitions forcées, de procès inéquitables, de torture, de mauvais traitements et de violations du droit à la vie".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.