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La question des rebelles kurdes du PJAK est "réglée" (Téhéran et Kurdistan irakien)


Samedi 29 octobre 2011 à 14h43

TEHERAN, 29 oct 2011 (AFP) — Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, et le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, ont affirmé samedi que la question du PJAK, principal mouvement kurde de lutte armée contre le régime de Téhéran, était "réglée".

En juillet, Téhéran avait lancé une série d'opérations contre le PJAK. Les combats, incluant le bombardement de camps rebelles en Irak, avaient fait des dizaines de morts des deux côtés, dont le numéro deux du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK).

Le PJAK est responsable de nombreuses actions militaires et d'attentats dans le nord-ouest de l'Iran ces dernières années.

"Grâce à la bonne gestion de (Massoud) Barzani, nous avons pu traiter la question du groupe terroriste du PJAK et désormais nos frontières avec le Kurdistan irakien sont sûres", a déclaré M. Salehi, cité par le site internet de la télévision d'Etat.

"M. Barzani souhaitait des frontières plus sûres afin que les gens puissent voyager facilement et ne soient pas soumis à une quelconque insécurité (...) Nous considérons que cette question est réglée, a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse commune à Téhéran avec le président du Kurdistan irakien.

"La question du groupe terroriste du PJAK est réglée et nous espérons voir une sécurité totale prévaloir à nos frontières", a déclaré de son côté Massoud Barzani, également cité par le site de la télévision d'Etat.

Téhéran avait accusé par le passé la région autonome du Kurdistan irakien d'abriter des bases du PJAK le long de la frontière.

En septembre, les Gardiens de la révolution avaient indiqué avoir "nettoyé" les zones frontalières au nord-ouest de l'Iran des groupes rebelles kurdes armés et tué 180 rebelles du PJAK.

La semaine dernière, la Turquie et l'Iran avaient annoncé qu'elles allaient lutter ensemble dans le cadre d'un "plan d'action commun" contre les rebelles kurdes qui ont des bases arrière dans le nord de l'Irak.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.