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La présidence syrienne annonce "une entente" avec les Kurdes sur le sort de leur bastion de Hassaké


Mardi 20 janvier 2026 à 18h29

Damas, 20 jan 2026 (AFP) — La présidence syrienne a annoncé mardi une "entente" avec les Kurdes sur le sort de leur bastion de Hassaké (nord-est), en vertu de laquelle l'armée n'entrerait pas dans les localités kurdes de cette région autour de laquelle elle est massée.

Dans un communiqué, la présidence précise que les Kurdes ont "quatre jours, à partir de mardi soir" pour proposer un plan sur "l'intégration pacifique" de la province de Hassaké au sein de l'Etat syrien.

Dans le même temps, le ministère syrien de la Défense a annoncé un cessez-le-feu de quatre jours avec les forces kurdes, à partir de 20H00 (17H00 GMT) mardi.

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), se sont engagées à respecter le cessez-le-feu. "Nous n'initierons pas d'action militaire si nos forces ne sont pas soumises à des attaques", ont-elles assuré.

L'annonce de la présidence syrienne est intervenue alors que l'armée a pris le contrôle des provinces de Raqa et Deir Ezzor (nord et nord-est) lundi, à la suite du retrait des FDS sous la pression militaire.

Elle a massé des troupes aux abords des localités kurdes de la province de Hassaké où sont désormés repliés les combattants kurdes.

Le président islamiste syrien Ahmad al-Chareh et le chef kurde Mazloum Abdi devaient finaliser lundi à Damas un accord sur l'intégration des institutions civiles et militaires kurdes au sein de l'Etat.

Ce texte porte un coup aux espoirs d'autonomie de la minorité kurde, qui a instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est au cours de la guerre civile (2011-2024).

Mais "les négociations (...) se sont totalement effondrées", a affirmé à l'AFP mardi un responsable kurde.

Selon la présidence, les forces syriennes n'entreront pas dans les villes de Hassaké et Qamichli si les deux parties parviennent d'ici quatre jours à un accord final.

La présidence ajoute que le chef des FDS Mazloum Abdi pourra "proposer deux candidats pour les postes d'adjoint du ministre de la Défense et de gouverneur de Hassaké", ainsi que des noms de députés potentiels à l'assemblée.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.