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L'EI visé par une nouvelle offensive kurde en Irak et en Syrie


Samedi 20 decembre 2014 à 16h43

Erbil (Irak), 20 déc 2014 (AFP) — Les forces kurdes ont lancé samedi une nouvelle attaque dans le nord de l'Irak contre le groupe Etat islamique (EI), forts de leur succès au Mont Sinjar dont ils sont parvenus à briser le siège.

Parallèlement, les forces kurdes syriennes ont réussi samedi à chasser le groupe ultra-radical de huit villages du nord-est frontalier de l'Irak, non loin de la région du Mont Sinjar, et ce "en coordination" avec l'offensive des peshmergas du côté irakien, selon une ONG syrienne.

"Les forces peshmergas ont lancé une nouvelle offensive depuis le sud de Rabia vers le Mont Sinjar" à 08H00 (05H00 GMT), a annoncé dans un communiqué le conseil de sécurité du Kurdistan irakien, dirigé par Masrour Barzani, fils du président de cette région autonome du nord de l'Irak.

Les combattants kurdes, appuyés par l'aviation de coalition internationale, sont parvenus jeudi à briser le siège du Mont Sinjar, imposé depuis des semaines par l'EI.

Ils cherchent désormais à étendre leur emprise sur ce secteur du Nord-Ouest irakien et à rouvrir le corridor pour permettre aux combattants et civils issus de la minorité yazidie -- pris au piège sur ces montagnes inhospitalières depuis septembre -- de fuir.

Les peshmergas ont repris vendredi, selon le conseil, le contrôle d'une série de villages situés au nord du Mont Sinjar.

La nouvelle attaque s'inscrit dans le cadre de la vaste offensive contre l'EI lancée mercredi depuis Rabia, localité frontalière de la Syrie située à quelque 80 km au nord de la ville de Sinjar.

Cette opération, à laquelle participent quelque 8.000 peshmergas, vise à reconquérir un territoire d'environ 2.100 km2, a expliqué Masrour Barzani, en affirmant qu'il s'agissait de l'offensive la plus importante contre les jihadistes.

En Syrie, parallèlement, la milice kurde des YPG (Unités de protection du peuple kurde), "a chassé l'EI de huit villages frontaliers de l'Irak, situés dans la région de Yaaroubiyé, au terme de violents combats", a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un large réseau de sources civiles, médicales et militaires à travers le pays.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.