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L'Irak maintient son calendrier de fin de mission pour la coalition antijihadiste (Premier ministre)


Lundi 23 mars 2026 à 17h08

Bagdad, 23 mars 2026 (AFP) — La mission de la coalition internationale antijihadiste dirigée par Washington et dont les conseillers militaires sont stationnés dans le nord de l'Irak prendra fin comme prévu en septembre 2026, a indiqué le Premier ministre irakien dans une entretien publié lundi par un quotidien italien.

Dans une première version de cet entretien mise en ligne sur le site Internet du Corriere della sera, le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani était cité annonçant que la date de cette fin de mission allait être avancée. La publication en ligne a ensuite été actualisée.

L'Irak est entraîné dans le conflit qui secoue le Moyen-Orient: des factions armées irakiennes pro-iraniennes revendiquent quotidiennement des tirs de drones et de roquettes sur des militaires américains en territoire irakien et ailleurs dans la région.

Amorcée dès 2024, la fin de mission de la coalition est prévue en Irak en septembre 2026 avec un départ du Kurdistan autonome (nord). Elle doit ouvrir la voie à des partenariats sécuritaires bilatéraux avec les pays membres de l'alliance, formée en 2014 pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI).

"Avec les alliés, nous avons décidé maintenant de confirmer la fin de la coalition internationale, qui interviendra en septembre 2026", a indiqué le Premier ministre au Corriere della sera.

"Une fois qu'il n'y aura plus de contingents militaires étrangers sur le sol irakien, il sera plus facile de démanteler les factions armées des groupes chiites", a-t-il dit.

Avec la guerre au Moyen-Orient et les attaques contre des bases au Kurdistan, l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne ont annoncé un retrait ou une relocalisation de leur personnel militaire, des mesures de précaution présentées parfois comme "temporaires". Un militaire français a été tué le 12 mars dans une attaque de drone.

La présence des troupes étrangères --américaines en particulier-- en territoire irakien est un sujet de discorde entre le gouvernement et les factions armées irakiennes. Le gouvernement exige d'avoir le monopole des armes et demande un démantèlement de l'arsenal des factions, qui justifient leur refus par la présence de militaires étrangers.

Bagdad comme les pays membres de la coalition insistent sur le fait que cette alliance déploie des conseillers militaires à l'invitation des autorités irakiennes. Ils apportent leur expertise et assistent les forces de sécurité irakiennes dans la lutte antijihadiste, pour empêcher une résurgence de l'EI.

En janvier, une première phase de l'accord de fin de mission de la coalition avait été achevée, le personnel quittant les bases militaires irakiennes où il stationnait en Irak fédéral, pour se replier uniquement sur les bases au Kurdistan.

La coalition antijihadiste, également déployée en Syrie voisine, doit aussi s'en retirer, après avoir récemment remis ses bases aux forces gouvernementales syriennes.

burx/tgg/hme/cgo

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.