
Mardi 10 mars 2026 à 09h33
Bagdad, 10 mars 2026 (AFP) — L'espace aérien irakien ne doit pas être utilisé pour lancer des attaques contre des pays voisins, a indiqué mardi le Premier ministre d'Irak Mohamed Chia al-Soudani lors d'un appel avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.
Depuis le début de la guerre ayant embrasé le Moyen-Orient avec l'offensive lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran frontalier de l'Irak, l'espace aérien irakien est quotidiennement traversé par les avions qui vont bombarder le territoire iranien, ou des missiles tirés par Téhéran.
Dans son appel avec M. Rubio, le chef du gouvernement irakien a souligné "l'importance de garantir que l'espace aérien, le territoire et les eaux territoriales de l'Irak ne sont pas utilisés pour des actions militaires visant des pays voisins ou ailleurs dans la région", d'après un communiqué des services de M. Soudani.
Le Premier ministre a rejeté "toute tentative d'entraîner le pays dans les conflits en cours", ainsi que "toute violation de son espace aérien par aucune des parties" impliquées.
L'Iran jouit d'une forte influence en Irak, où il soutient des groupes armés qui ont vu leur rôle politique et économique croître ces dernières années.
Les dirigeants du pays poursuivent depuis des décennies un délicat exercice d'équilibriste pour concilier cette alliance avec Téhéran et un partenariat avec Washington.
De son côté, M. Rubio a condamné "les attaques terroristes menées par l'Iran et ses milices alliées en Irak", notamment contre le Kurdistan autonome dans le nord du pays, d'après un communiqué du Département d'Etat américain.
Il a appelé l'Irak à "prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger le personnel et les installations diplomatiques américaines".
Samedi, des roquettes tirées sur l'ambassade américaine à Bagdad ont été interceptées par la défense antiaérienne.
Drones et tirs de roquettes visent sporadiquement l'aéroport international de Bagdad où se trouvent un centre diplomatique américain, une base militaire adjacente, ainsi que des installations pétrolières, des factions armées irakiennes alliées à Téhéran étant engagées dans le conflit au Moyen-Orient.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.