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L'EI appelle ses membres à combattre les autorités syriennes


Samedi 21 février 2026 à 21h16

Beyrouth (Liban), 21 fév 2026 (AFP) — Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a appelé samedi ses combattants à défier les nouvelles autorités syriennes, dans son premier message audio en deux ans.

Selon son porte-parole Abou Houdhayfah Al-Ansari, les membres du groupe en Syrie doivent combattre "le nouveau régime syrien, avec son gouvernement séculier et son armée nationale", et "en faire leur priorité".

Il s'était exprimé pour la dernière fois en janvier 2024, en réaction à la guerre lancée par Israël dans la bande de Gaza après l'attaque du 7-octobre. Dans un enregistrement intitulé "Et tuez-les où que vous les trouviez", il appelait alors les sympathisants de l'EI à s'en prendre à la communauté juive partout dans le monde.

En 2014, l'EI s'était emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak, commettant des massacres et réduisant des femmes et des filles en esclavage sexuel.

Appuyé par la coalition menée par les Etats-Unis, l'Irak a proclamé la défaite du groupe en 2017. En Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont défait l'EI deux ans plus tard.

Mais l'organisation conserve des cellules dormantes dans les zones désertiques et mène épisodiquement des attaques.

Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, le nouveau président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a dirigé le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l'ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda, cherche à se distancier de son passé jihadiste.

L'an dernier, son pays a rejoint la coalition internationale contre l'EI.

Ces dernières semaines, l'armée américaine a transféré plus de 5.700 détenus membres présumés de l'EI de Syrie vers l'Irak, pour garantir leur surveillance.

Les prisons où il étaient jusqu'alors détenus étaient contrôlées par les FDS, qui se sont retirées de certaines sous la pression de l'armée syrienne, faisant craindre des failles sécuritaires.

Les autorités ont par ailleurs évacué cette semaine le camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.