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L'armée syrienne annonce qu'elle entre dans un secteur à l'est d'Alep après le retrait des Kurdes


Samedi 17 janvier 2026 à 08h49

Alep (Syrie), 17 jan 2026 (AFP) — L'armée syrienne a annoncé samedi qu'elle avait commencé à entrer dans un secteur du nord de la Syrie situé à l'est d'Alep, après que les forces kurdes ont accepté la veille de s'en retirer à la suite de récents combats.

Dans un communiqué publié par la télévision officielle, l'armée a déclaré que ses forces avaient "commencé à entrer dans le secteur à l'ouest de l'Euphrate, à commencer par la ville de Deir Hafer", dont les forces kurdes avaient accepté de se retirer samedi matin.

Au moment où il est engagé dans un conflit avec les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays, le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue sera désormais officielle.

Le chef de l'Etat islamiste a affirmé que les Kurdes constituaient "une partie intégrante" du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d'oppression des régimes précédents.

M. Chareh a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d'une coalition islamiste et veut étendre son autorité sur l'ensemble du territoire syrien.

La minorité kurde avait profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l'appui d'une coalition multinationale.

Des combats avaient opposé la semaine dernière l'armée syrienne aux forces kurdes à Alep, où elles ont été délogées des deux quartiers qu'elles contrôlaient.

Les forces syriennes ont ensuite massé d'importants renforts dans la région de Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alep, et sommé les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, d'évacuer une zone entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est.

Le chef des FDS, Mazloum Abdi, a annoncé un retrait programmé, devant intervenir samedi matin.

Peu auparavant, l'armée avait annoncé bombarder les positions kurdes dans la région après avoir émis des avertissements aux civils, les FDS faisant pour leur part état "d'un violent pilonnage".

L'armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS, et plus de 4.000 d'entre eux ont fui selon les autorités syriennes.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.