
Mercredi 11 mars 2026 à 10h14
Souleimaniyeh (Irak), 11 mars 2026 (AFP) — Un combattant d'une faction armée de l'opposition kurde iranienne, implantée au Kurdistan d'Irak, a été tué mercredi dans une attaque de drones ayant visé sa position dans les montagnes du nord du pays, a annoncé le parti Komala.
Dans cette attaque imputée à l'Iran, huit drones, lancés en deux vagues, ont pris pour cible la position du Komala dans la région de Zrgwezala, à environ cinq kilomètres au sud-est de Souleimaniyeh, a indiqué un haut responsable du mouvement, Ali Ranjder.
L'attaque a également fait deux blessés, dont un transporté à l'hôpital à Souleimaniyeh, a-t-il précisé.
"Il s'agit de l'attaque la plus violente contre nos bases depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP un autre responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat, en référence au conflit déclenché le 28 février avec l'offensive d'Israël et des Etats-Unis contre l'Iran, ayant embrasé le Moyen-Orient.
"Des drones circulent encore dans le ciel du secteur", a-t-il précisé.
Avec le conflit en cours, l'Iran a mené plusieurs fois des frappes contre ces factions de l'opposition kurde iranienne, qualifiées par Téhéran de groupes "terroristes" et "séparatistes" et accusés de mener des attaques contre les forces de sécurité iraniennes.
Ces derniers jours, un combattant du Komala avait été tué dans une attaque sur la région de Souleimaniyeh.
Dans les faits, après des décennies d'insurrection armée, ces mouvements, très à gauche politiquement et nourris de nationalisme kurde, limitent drastiquement leurs activités militaires, même s'ils disposent de combattants qui s'entraînent au maniement des armes sur leurs bases dans les montagnes du Kurdistan irakien.
Et si leur lutte est désormais plus discrète, c'est notamment du fait des pressions de l'hôte irakien, qui s'est engagé auprès de Téhéran à empêcher toute attaque vers le territoire iranien.
L'historique Parti Komala du Kurdistan d'Iran avait été fondé à l'automne 1969 par des étudiants et des intellectuels à Téhéran et dans des villes kurdes.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.