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Journaliste français arrêté en Turquie: des appels à sa libération depuis Paris


Mardi 20 janvier 2026 à 14h55

Paris (France), 20 jan 2026 (AFP) — Plusieurs médias employant Raphaël Boukandoura ont appelé mardi à la libération du journaliste français, en garde à vue depuis la veille en Turquie, tandis que la France espère qu'il sera libéré "le plus rapidement possible".

Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué mardi à l'AFP avoir été informé "hier soir" (lundi soir) de cette arrestation.

"Notre ambassade en Turquie, avec le consulat général à Istanbul, suit la situation de près et se tient prêt à exercer la protection consulaire", a précisé le Quai d'Orsay, espérant que le journaliste "pourra recouvrer la liberté le plus rapidement possible".

Raphaël Boukandoura a été interpellé lundi à Istanbul par la police lors d'une manifestation du parti prokurde DEM contre l'offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie.

L'hebdomadaire Courrier international, les quotidiens Libération, Ouest-France, et le site Mediapart "demandent sa libération immédiate", ont-ils indiqué dans un communiqué commun.

"Raphaël Boukandoura est un excellent professionnel, installé en Turquie depuis 2015. Nous pensons à sa famille", ajoutent-ils, en soulignant que "la liberté d'informer est un droit essentiel".

"Nous exigeons des autorités turques qu'elles respectent la liberté de la presse", avait déclaré un peu plus tôt dans un communiqué la direction de Courrier international, à laquelle s'est associée sa Société des journalistes.

Raphaël Boukandoura, correspondant en Turquie de l'hebdomadaire depuis neuf ans, "ne faisait qu'exercer son métier de journaliste en couvrant cette manifestation", soulignaient-ils.

Ouest-France avait demandé dès lundi sa "libération immédiate".

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier dans la profession, a aussi "exigé la libération immédiate" du journaliste. Dans un communiqué, le syndicat a rappelé "avec force que ce journaliste ne faisait qu'exercer son métier".

Mardi matin, il était toujours gardé à vue, a indiqué l'ONG Reporters sans Frontières, en contact avec ses avocats.

Selon le DEM, plusieurs membres du parti ont été également interpellés.

Le parti entendait notamment dénoncer "la mort de nombreux civils, y compris femmes et enfants", dans les quartiers à majorité kurde d'Alep "transformés en zones de guerre".

Après plusieurs jours de combats, l'armée syrienne s'est déployée lundi dans les zones dont les forces kurdes se sont retirées, portant un coup sérieux aux espoirs d'autonomie des Kurdes.

Proche allié de la nouvelle direction syrienne qui a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué lundi l'offensive "méticuleuse de Damas contre les combattants kurdes en Syrie, malgré les provocations" et "sa remarquable sensibilité à l'égard de la sécurité des civils".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.