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Journaliste français arrêté en Turquie: des appels à sa libération depuis Paris


Mardi 20 janvier 2026 à 12h24

Paris (France), 20 jan 2026 (AFP) — Plusieurs organisations, dont un de ses employeurs, Courrier international, ont appelé mardi à la libération du journaliste français Raphaël Boukandoura, en garde à vue depuis la veille en Turquie.

Le journaliste français Raphaël Boukandoura a été interpellé lundi à Istanbul par la police lors d'une manifestation du parti prokurde DEM contre l'offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie.

"Nous exigeons des autorités turques qu'elles respectent la liberté de la presse", a déclaré dans un communiqué la direction de Courrier international, à laquelle s'est associée sa Société des journalistes.

Raphaël Boukandoura, correspondant en Turquie de l'hebdomadaire depuis neuf ans, "ne faisait qu'exercer son métier de journaliste en couvrant cette manifestation", soulignent-ils.

Un autre de ses employeurs, le quotidien régional Ouest-France, avait demandé dès lundi "la libération immédiate de Raphaël Boukandoura".

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier dans la profession, a aussi "exigé la libération immédiate" du journaliste. Dans un communiqué, le syndicat a rappelé "avec force que ce journaliste ne faisait qu'exercer son métier".

Mardi matin, il était toujours gardé à vue, a indiqué l'organisation Reporters sans Frontières, en contact avec ses avocats.

Selon le DEM, plusieurs membres du parti ont été également interpellés.

Le parti entendait notamment dénoncer "la mort de nombreux civils, y compris femmes et enfants", dans les quartiers à majorité kurde d'Alep "transformés en zones de guerre".

Après plusieurs jours de combats, l'armée syrienne s'est déployée lundi dans les zones dont les forces kurdes se sont retirées, portant un coup sérieux aux espoirs d'autonomie des Kurdes.

Proche allié de la nouvelle direction syrienne qui a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad, le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué lundi l'offensive "méticuleuse de Damas contre les combattants kurdes en Syrie, malgré les provocations" et "sa remarquable sensibilité à l'égard de la sécurité des civils".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.