
Lundi 4 mai 2026 à 08h56
Téhéran, 4 mai 2026 (AFP) — Trois hommes ont été pendus dans le nord-est de l'Iran après avoir été reconnus coupables d'avoir contribué aux décès de membres des forces de sécurité lors des manifestations qui ont secoué le pays en décembre et janvier, a annoncé lundi la justice iranienne.
Les arrestations et exécutions, notamment liées aux manifestations qui ont secoué le pays l'hiver dernier, se multiplient en Iran depuis le début du conflit régional déclenché par une attaque américano-israélienne le 28 février.
"Mehdi Rassouli et Mohammad Reza Miri, agents du Mossad impliqués dans les émeutes de janvier à Machhad (nord-est), auteurs de violences généralisées et responsables de la mort d'un membre des forces de sécurité, ont été pendus", a annoncé le site internet du pouvoir judiciaire, Mizan Online.
La justice a accusé les deux hommes d'avoir "utilisé des cocktails Molotov et des armes blanches, d'avoir incité et encouragé des personnes à tuer, et d'avoir participé directement au meurtre d'un agent de sécurité".
"Ebrahim Dolatabadi, un des principaux instigateurs des émeutes (...) à Machhad qui ont coûté la vie à plusieurs membres des forces de sécurité, a également été pendu", a ajouté Mizan.
Les peines ont été appliquées "après la confirmation du verdict par la Cour suprême", a précisé lundi Mizan.
Selon les autorités iraniennes, la dernière vague de manifestations, qui a culminé en janvier, avait commencé pacifiquement avant de dégénérer en "émeutes fomentées par l'étranger".
Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts dans ces manifestations, mais impute les violences à des "actes terroristes" orchestrés par les Etats-Unis et Israël.
Selon des organisations de défense des droits humains, l'Iran est le deuxième pays au monde en nombre d'exécutions, derrière la Chine.
Dimanche, un homme a été exécuté pour participation à un meurtre commis au cours des manifestations qui avaient secoué l'Iran en 2022-2023 après la mort de la jeune kurde iranienne Mahsa Amini.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.