Page Précédente

Iran: Reza Pahlavi appelle les minorités ethniques à l'unité


Mardi 3 mars 2026 à 16h24

Paris (France), 3 mars 2026 (AFP) — Le fils du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi, qui se présente comme une alternative au cas où la République islamique tomberait, a appelé mardi les minorités ethniques à l'unité nationale, au quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient.

Dans un message publié sur X, Reza Pahlavi a cherché à assurer à ces minorités qu'elles ne subiraient pas de discrimination s'il dirigeait le pays. Il a aussi semblé les exhorter à ne pas profiter du conflit pour faire pression en faveur d'une séparation.

"Nous sommes au seuil de la chute de ce régime. Nous devons rester vigilants et refuser aux forces opportunistes - celles qui, depuis longtemps, jettent un regard cupide sur le sol iranien - la possibilité d'exploiter ce moment", a-t-il déclaré.

La population de l'Iran, forte de plus de 85 millions d'habitants, est ethniquement diverse, avec d'importantes minorités azérie, lor, kurde, arabe, baloutche et turkmène.

La République islamique est accusée de discriminer ces minorités, dont beaucoup ont soutenu les vagues successives de manifestations antigouvernementales. Certaines - en particulier les Kurdes et les Baloutches - portent des revendications pour l'autodétermination.

"Vous êtes une partie indissociable du tissu historique et culturel de l'Iran. Je suis convaincu que vous resterez fidèles à ce pacte", a déclaré Reza Pahlavi. "Je crois fermement que, grâce à l'unité nationale et à une volonté commune, un avenir radieux vous attend", a-t-il ajouté.

Installé aux Etats-Unis, Reza Pahlavi - qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution de 1979 ayant renversé la monarchie - est apparu sur le devant de la scène internationale lors du mouvement de contestation en Iran, qui a atteint son apogée en janvier.

De nombreux protestataires ont scandé des slogans en sa faveur, également à l'étranger.

Mais l'opposition iranienne demeure fragmentée et les groupes issus de minorités ethniques s'opposent depuis longtemps aux partisans de Reza Pahlavi.

sw/jri/cgo

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.