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Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir visé des "groupes séparatistes" au Kurdistan irakien


Samedi 7 mars 2026 à 16h05

Téhéran, 7 mars 2026 (AFP) — Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé samedi avoir visé des "groupes séparatistes" iraniens dans la région du Kurdistan irakien, au huitième jour de la guerre contre Israël et les Etats-Unis.

Un responsable d'un groupe d'opposition en exil au Kurdistan a confirmé à l'AFP que des drones avaient frappé des positions appartenant à trois partis kurdes iraniens, sans faire de victimes.

Les Gardiens de la Révolution - l'armée idéologique de la République islamique - ont déclaré dans un communiqué que "trois sites de groupes séparatistes dans la région irakienne (du Kurdistan) ont été frappés" dans la matinée.

"Si des groupes séparatistes dans la région (du Kurdistan) entreprennent la moindre action contre l'intégrité territoriale de l'Iran, nous les écraserons", ajoute le communiqué relayé par l'agence de presse Tasnim.

La région autonome du Kurdistan irakien est une base arrière de plusieurs groupes rebelles kurdes iraniens, qui ont par le passé déjà été la cible de frappes transfrontalières de l'Iran, qui les accuse de servir les intérêts occidentaux ou israéliens.

Les Kurdes, considérés comme l'un des plus importants peuples sans Etat au monde, forment l'une des principales minorités non persanes d'Iran.

La gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé vendredi que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé vendredi de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur son territoire.

Le commandant des gardes-frontières irakiens, Mohammed Sukar, a assuré samedi que la frontière entre l'Irak et l'Iran était sécurisée et qu'il n'y avait eu aucune tentative d'infiltration en Iran, a rapporté l'agence de presse irakienne (INA).

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.