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Iran: l'état de santé d'une adolescente dans le coma s'est aggravé


Mercredi 11 octobre 2023 à 15h29

Téhéran, 11 oct 2023 (AFP) — Des médias iraniens ont indiqué mercredi que l'état de santé de la lycéenne tombée dans le coma dans le métro de Téhéran dans des circonstances controversées début octobre s'était "détérioré" ces derniers jours.

"Malgré les efforts continus du personnel médical, les signes vitaux relativement stables d'Armita Garawand ont évolué et se sont quelque peu détériorés au cours des derniers jours", selon les agences Irna et Borna, affilié au ministère de la Jeunesse et des Sports.

"Les efforts de l'équipe médicale se poursuivent" pour tenter de sauver la jeune fille qui se trouve dans l'hôpital Fajr de Téhéran, ont-elles ajouté.

Agée de 16 ans et originaire des régions kurdes, Armita Garawand est hospitalisée depuis le 1er octobre après s'être évanouie dans le métro de la capitale.

Les circonstances de ce malaise sont controversées. Les autorités ont affirmé que l'adolescente avait été victime d'une "chute de tension" et nié toute "altercation verbale ou physique" entre elle "et des passagers ou des cadres du métro".

Mais selon des ONG, Armita Garawand a été grièvement blessée lors d'une "agression" de la part de membres de la police des moeurs, chargés de faire appliquer l'obligation pour les femmes iraniennes de porter le voile en public.

A la suite de ces informations, Téhéran a fustigé les propos "interventionnistes" de plusieurs gouvernements occidentaux pour avoir exprimé leurs inquiétudes sur l'état de santé de l'adolescente.

Cette affaire est intervenue un peu plus d'un an après le décès en détention, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendument enfreint les règles vestimentaires strictes imposées aux femmes en Iran.

Cette mort avait déclenché un vaste mouvement de contestation dans le pays qui a fait plusieurs centaines de morts, dont des forces de l'ordre, et provoqué l'arrestation de milliers de personnes.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.