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Iran: deux rebelles tués dans la région du Kurdistan (chef militaire)


Lundi 4 avril 2011 à 18h23

TEHERAN, 4 avr 2011 (AFP) — Deux rebelles kurdes qui avaient participé le 25 mars à des attaques ayant fait deux morts parmi les forces de l'ordre iraniennes ont été tués, selon le commandant de l'armée de terre des Gardiens de la révolution cité lundi par l'agence Irna.

"Deux rebelles qui avaient participé à l'attaque du 4 farvardin (25 mars) ont été tués dans le nord-ouest du pays", a déclaré le général Mohammad Pakpour sans préciser l'appartenance politique des deux hommes ni les circonstances de l'affrontement.

L'agence Irna, citant une source bien informée, a précisé qu'ils avaient été tués lundi.

Le 25 mars, deux membres des forces de l'ordre ont été tués dans deux attaques armées à Sanandaj, capitale provinciale du Kurdistan iranien, frontalier avec l'Irak.

Un autre responsable militaire iranien, le général Hossein Zolfaghari, commandant des garde-frontières, a fait état lundi de "quatre affrontements armés dans l'ouest du pays, dont trois avec des groupes terroristes" et un avec des trafiquants d'armes au cours des derniers jours, selon l'agence Isna.

Il a confirmé que quatre gardes-frontières avaient été tués lors d'un de ces affrontements avec des "terroristes" dans la région de Marivan, proche de la frontière irakienne, ainsi que l'avait annoncé dimanche l'agence Mehr.

Il a précisé que les assaillants avaient attaqué un poste-frontière qui a été "repris" ensuite par les forces iraniennes. "Quatre terroristes ont été tués et blessés" lors de ces affrontements, a-t-il ajouté.

Selon M. Zolfaghari, "tous les signes montrent que ces actions ont été menées par le groupe terroriste Pjak" (Parti pour une vie libre du Kurdistan), interdits par le pouvoir iranien et lié au PKK turc.

Les régions de l'ouest de l'Iran, où vit une importante minorité kurde, sont le théâtre d'affrontements périodiques entre les forces iraniennes et des mouvements rebelles armés kurdes.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.