
Dimanche 4 janvier 2026 à 00h04
Paris (France), 3 jan 2026 (AFP) — Au moins quatre personnes ont été tuées dans l'ouest de l'Iran samedi lors de heurts entre manifestants et forces de l'ordre, selon deux organisations de droits de l'Homme, qui ont accusé des Gardiens de la révolution d'avoir ouvert le feu.
Les manifestations se sont poursuivies dans plusieurs villes iraniennes, au septième jour d'un mouvement de protestation déclenché contre la vie chère dans la République islamique, et qui a pris une tournure politique.
Ces manifestations sont les plus importantes depuis le mouvement de 2022-2023 dans lequel la répression par les autorités avait fait des centaines de morts et des milliers d'arrestations, selon des activiste.
Selon le mouvement de défense des droits de l'Homme Hengaw, basé en Norvège, les Gardiens de la révolution ont ouvert le feu sur des manifestants dans le district de Malekshahi, dans la province occidentale d'Ilam, tuant quatre membres de la minorité kurde.
L'ONG Iran Human Rights, elle aussi basée en Norvège, a fait état pour sa part de quatre morts et trente blessés à cet endroit. En publiant des images de ce qui paraissait être des corps ensanglantés au sol, sans qu'il soit possible de vérifier leur véracité dans l'immédiat.
Les médias iraniens ont pour leur part évoqué des heurts, l'agence Mehr annonçant la mort d'un Gardien de la révolution après que des "émeutiers" ont tenté d'entrer dans un poste de police.
Les manifestations ont touché à des degrés divers au moins 30 villes, essentiellement moyennes, à travers le pays, selon un décompte de l'AFP effectué à partir d'annonces officielles et de médias.
Au moins 12 personnes ont été tuées dans des heurts depuis mercredi, dont des membres des forces de l'ordre, selon les rapports officiels.
Selon une ONG basée aux Etats-Unis, Human Rights Activists News Agency, il y a eu depuis une semaine des manifestations dans au moins 60 villes, réparties sur 25 des 31 provinces du pays.
Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, et s'est depuis élargi à des revendications politiques.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.