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Irak : une combattante tuée dans une frappe de drone contre des Kurdes iraniens (groupe en exil)


Mardi 14 avril 2026 à 22h00

Souleimaniyeh (Irak), 14 avr 2026 (AFP) — Un drone a frappé un groupe de l'opposition kurde iranienne mardi, causant la mort d'une combattante et faisant deux blessés, dans la première attaque de ce type dans le nord de l'Irak depuis la trêve irano-américaine, a annoncé un responsable de ce mouvement, Komala, à l'AFP.

Le commandant Mohammed Hakimi, du parti Komala en exil, qui a ainsi actualisé un premier bilan de trois blessés, a imputé l'attaque à "l'Iran et à ses milices affiliées".

Depuis le début fin février de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a frappé à plusieurs reprises des positions appartenant à des groupes kurdes iraniens exilés dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak.

Dans l'après-midi, "un drone a frappé le camp de Sordach", du Komala, blessant "trois réfugiés kurdes iraniens dont une femme qui est dans un état critique", avait d'abord affirmé M. Hakimi.

Il a ensuite annoncé à l'AFP que la femme, une combattante du Komala, avait succombé à ses blessures.

Le camp est situé à 40 kilomètres à l'ouest de la ville de Souleimaniyeh, la deuxième ville du Kurdistan.

Un autre groupe d'opposition, le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) a signalé à l'AFP une attaque de drone contre son camp près d'Erbil, la capitale de la région du Kurdistan, sans signaler de victimes.

Le Service antiterroriste de la région autonome a déclaré qu'un "avion de guerre avait abattu deux drones chargés d'explosifs en provenance d'Iran" se dirigeant vers la province d'Erbil, sans préciser à qui appartenait l'appareil.

La région autonome du Kurdistan abrite des camps et des bases arrière de plusieurs groupes kurdes iraniens, que l'Iran qualifie d'organisations terroristes et accuse de servir les intérêts occidentaux ou israéliens.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.