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Irak: un mort dans une frappe visant les combattants du Hachd al-Chaabi


Samedi 28 mars 2026 à 17h57

Bagdad, 28 mars 2026 (AFP) — Un combattant a été tué et six autres blessés samedi dans un raid aérien visant en Irak le Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires comprenant des groupes armés pro-Iran, à l'heure où le pays est aspiré par le conflit au Moyen-Orient.

Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir qui était responsable de cette frappe à Kirkouk, dans le nord irakien.

Ces dernières semaines, des raids similaires imputés aux Etats-Unis et à Israël ont visé des groupes armés pro-Iran et des unités du Hachd al-Chaabi, coalition intégrée aux forces de sécurité étatiques irakiennes.

Samedi après-midi à Kirkouk, deux missiles tirés par un avion de combat ont visé le commandement des opérations du Hachd al-Chaabi, selon un responsable sécuritaire.

Le site se trouve près de l'aéroport de la ville, d'une base de l'armée de l'air et d'une autre abritant des forces spéciales, d'après cette source.

Un responsable de Santé local a fait état d'un mort et de six blessés.

Depuis le lancement d'une offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il tente d'éviter à tout prix.

Outre les frappes aériennes contre les groupes pro-Iran, ces factions revendiquent quotidiennement des dizaines d'attaques de drone et tirs de roquettes contre la présence militaire américaine, en Irak et ailleurs au Moyen-Orient.

Ces attaques ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad, mais aussi les conseillers militaires américains d'une coalition internationale antijihadiste déployée en Irak.

Samedi, une "attaque" de drone dans l'extrême nord du pays a aussi visé une résidence secondaire du président du Kurdistan autonome, Nechirvan Barzani. Les autorités à Bagdad ont annoncé dans un communiqué l'ouverture d'une enquête pour identifier et traduire en justice les auteurs.

- "Renforcer la coopération" -

Les raids aériens qui visent des forces que Bagdad considère comme partie intégrante de son appareil sécuritaire ont provoqué des tensions entre l'Irak et les Etats-Unis.

Les deux alliés ont cependant annoncé vendredi soir un renforcement de leur coopération pour "empêcher les attaques" qui visent personnel militaire américain et missions diplomatiques, cibles de ces groupes armés pro-Iran, selon des communiqués de l'ambassade américaine et d'une cellule média des forces irakiennes.

L'annonce intervient après une poussée de fièvre entre Washington et Bagdad, qui est aussi allié de Téhéran.

Des frappes aériennes ont visé une base et un hôpital militaire à l'ouest de Bagdad dans la région de Habbaniya, tuant mardi 15 combattants des anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi et mercredi sept soldats de l'armée.

Le gouvernement n'a pas nommément accusé les Etats-Unis, mais il avait annoncé convoquer le chargé d'affaires américain après la frappe visant le Hachd, qui avait dénoncé des "frappes aériennes américaines".

Après les frappes meurtrières contre l'armée, un porte-parole de la diplomatie américaine avait nié "catégoriquement" toutes les "allégations selon lesquelles les Etats-Unis ont pris pour cible les forces de sécurité irakiennes."

La diplomatie américaine n'a de cesse de fustiger "des attaques généralisées" menées par "des milices soutenues par l'Iran" contre des cibles américaines.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une attaque de drone avait déjà visé un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport de Bagdad, d'après un responsable de sécurité irakien qui n'était pas en mesure de fournir de détails sur les potentiels dégâts.

Du "matériel des forces américaines" a été sorti de cette base par avion cargo, a-t-il précisé. Un autre responsable sécuritaire avait récemment rapporté plusieurs vagues d'évacuations du personnel américain du site.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.