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Irak: Trois enfants de 3, 6 et 9 ans tués avec leur mère à Kirkouk


Dimanche 13 septembre 2009 à 11h47

KIRKOUK (Irak), 13 sept 2009 (AFP) — L'épouse d'un policier kurde et leurs trois enfants de 3, 6 et 9 ans ont été abattus dimanche avant l'aube dans leur maison à Kirkouk, a indiqué un responsable de police de cette ville du nord de l'Irak.

Des hommes armés ont pénétré dans leur domicile de Banja -- un quartier où sont venues s'installer des familles kurdes qui avaient été chassées par Saddam Hussein -- tuant les enfants et leur mère d'une balle dans la tête alors qu'ils dormaient, a affirmé le colonel de police Chirzad Moufri.

Le père, Omid Abdel Hamid, se trouvait à son travail quand l'attaque a eu lieu, a précisé le colonel, indiquant qu'une "enquête a été ouverte pour connaître les raisons de ce crime".

Dans d'autres violences à Kirkouk, un lieutenant de l'armée a été tué dans l'explosion d'une bombe contre son véhicule, alors que deux autres policiers ont été blessés par l'explosion de deux bombes.

Par ailleurs, la police de la province de Kirkouk a annoncé la mort dans des affrontements avec les forces de sécurité irakiennes d'un chef d'Ansar al-Sunna, un groupe salafiste qui a commis de nombreux attentats.

Le chef de la police de la province, Sarhad Qadir, a affirmé à l'AFP que Rafiq Mahmoud al-Jaouali, l'émir du groupe pour Kirkouk, avait été tué dans une opération organisée par les forces de sécurité irakiennes après avoir reçu des informations sur l'emplacement de sa cache.

Un des adjoints de l'émir, Ghanim al-Azaoui, a été blessé dans l'opération et arrêté, a-t-il ajouté.

Kirkouk est une province riche en pétrole que se disputent Kurdes, Arabes et Turcomans. Les autorités régionales du Kurdistan souhaitent le rattachement de la province et de la ville du même nom à leur région autonome, ce que les deux autres communautés refusent.

La province est le théâtre de tensions et de violences perpétrées par les différents groupes armés, dont Al-Qaïda.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.