
Mardi 14 avril 2026 à 17h53
Souleimaniyeh (Irak), 14 avr 2026 (AFP) — Un drone a frappé un groupe de l'opposition kurde iranienne mardi, blessant trois personnes, dans la première attaque de ce type dans le nord de l'Irak depuis la trêve irano-américaine, a indiqué un responsable de ce mouvement, Komala, à l'AFP.
Le commandant Mohammed Hakimi, du parti Komala en exil, a imputé l'attaque à "l'Iran et à ses milices affiliées".
Depuis le début fin février de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a frappé à plusieurs reprises des positions appartenant à des groupes kurdes iraniens exilés dans la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak.
Dans l'après-midi, "un drone a frappé le camp de Sordach", du Komala, blessant "trois réfugiés kurdes iraniens dont une femme qui est dans un état critique", a affirmé M. Hakimi.
Le camp est situé à 40 kilomètres à l'ouest de la ville de Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan dans le nord de l'Irak.
Un autre groupe d'opposition, le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) a rapporté à l'AFP une attaque de drone contre son camp près d'Erbil, la capitale de la région du Kurdistan, sans signaler de victimes.
Le Service antiterroriste de la région autonome a déclaré qu'un "avion de guerre avait abattu deux drones chargés d'explosifs en provenance d'Iran" se dirigeant vers la province d'Erbil, sans préciser à qui appartenait l'appareil.
La région autonome du Kurdistan, dans le nord, abrite des camps et des bases arrière de plusieurs groupes kurdes iraniens, que l'Iran qualifie d'organisations terroristes et accuse de servir les intérêts occidentaux ou israéliens.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.