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Irak: Robert Gates à Erbil pour rencontrer Massoud Barzani


Vendredi 8 avril 2011 à 06h41

ERBIL (Irak), 8 avr 2011 (AFP) — Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates est arrivé vendredi à Erbil dans le nord de l'Irak pour y rencontrer le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani.

Le chef du Pentagone est arrivé le matin dans la capitale du Kurdistan en provenance de Bagdad, où il a eu la veille des entretiens avec les responsables irakiens après son arrivée mercredi, selon un journaliste de l'AFP.

Il s'est entretenu avec le président Jalal Talabani et le Premier ministre Nouri al-Maliki et a rencontré près de 200 soldats participant à la formation des forces irakiennes sur la base américaine de Camp Liberty.

L'armée américaine compte toujours 47.000 militaires en Irak, un pays qu'ils devront avoir quitté fin 2011.

M. Gates a salué jeudi les progrès "extraordinaires" accomplis en Irak, estimant que la démocratie irakienne était un exemple pour les peuples qui se sont soulevés dans le monde arabe.

"Si on regarde l'agitation dans toute la région, beaucoup de ces personnes seraient contentes si elles pouvaient être là où l'Irak se trouve aujourd'hui", a-t-il dit. "Tout n'est pas parfait, mais c'est nouveau et c'est une démocratie et le peuple a des droits".

Un vent de révolte souffle depuis plusieurs mois sur le monde arabe. Mais en Irak, c'est l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003 qui a, tant bien que mal, imposé la démocratie.

Les Irakiens ont participé en mars 2010 aux secondes législatives depuis la chute de l'ex-président Saddam Hussein, mais ils ont dû attendre neuf mois pour que leur gouvernement soit investi.

M. Barzani a joué un rôle crucial dans ce processus en facilitant en novembre dernier la conclusion d'un accord de partage de pouvoir.

Mais à ce jour, les portefeuilles stratégiques de la Défense, de l'Intérieur et de la Sécurité nationale n'ont toujours pas été attribués et plusieurs points de l'accord pas mis en oeuvre.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.