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Irak: reprise progressive des opérations pétrolières étrangères au Kurdistan


Mercredi 24 juin 2026 à 22h04

Bagdad, 24 juin 2026 (AFP) — Les compagnies pétrolières étrangères reprennent progressivement leurs activités au Kurdistan autonome d'Irak, après les avoir suspendues en raison de la guerre au Moyen-Orient, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement régional.

Pendant les hostilités déclenchées fin février, la région du Kurdistan, où opèrent de nombreuses compagnies pétrolières étrangères et où sont stationnées des troupes américaines, a été une cible de nombreuses attaques de drones, menées principalement par des groupes armés irakiens soutenus par Téhéran.

Plusieurs champs pétroliers avaient été touchés.

La filiale de la société britannique Gulf Keystone (Gulf Keystone Petroleum) a "commencé la production aujourd'hui sur le champ de Shaikan", l'un des plus grands du Kurdistan, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement régional, Peshawa Hawramani.

Le groupe norvégien DNO devrait relancer ses activités sur les champs pétrolifères de Tawke et de Pechkabir vendredi et la société américaine HKN devrait elle reprendre dimanche la production sur le champ d'Atrush, selon le porte-parole.

La société américaine Hunt Oil reprendra ses opérations le 8 juillet, a-t-il ajouté.

D'après M. Hawramani, le retard dans la reprise de la production est dû aux "dégâts considérables causés par les attaques contre les installations".

L'Irak, membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est fortement dépendant des exportations de brut, qui représentent en temps normal environ 90% de ses revenus.

Avant le déclenchement de la guerre par une offensive israélo-américaine contre Téhéran, l'Irak exportait environ 3,5 millions de barils de pétrole par jour, dont la majeure partie transitait par le détroit d'Ormuz.

Mais son blocage par l'Iran a fortement perturbé les exportations et entraîné des réductions de production.

Le ministère du Pétrole avait indiqué la semaine dernière qu'il prévoyait un retour de la production pétrolière à son niveau d'avant-guerre "d'ici un à deux mois".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.