
Mercredi 18 mars 2026 à 09h07
Erbil (Irak), 18 mars 2026 (AFP) — Au moins quatre fortes explosions ont été entendues mercredi à Erbil, capitale du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, selon des journalistes de l'AFP, des groupes armés pro-iraniens enchaînant les attaques de drone contre militaires et intérêts américains.
Il n'était pas clair dans l'immédiat quel était la cible de cette nouvelle attaque.
Alors que la défense antiaérienne interceptait des projectiles au-dessus d'Erbil, des journalistes de l'AFP ont vu un panache de fumée s'élevant depuis la banlieue de la ville, qui abrite un consulat américain et des troupes de la coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington stationnées à l'aéroport.
Avec la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix.
Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces mêmes factions armées sont visées par des frappes imputées à Washington ou Israël.
Dans la nuit de mardi à mercredi, des attaques de drones et de roquette ont visé à plusieurs reprises l'ambassade américaine à Bagdad, mais aussi un centre diplomatique et logistique américain installé à l'aéroport international de la capitale irakienne.
Ces derniers jours, des explosions retentissent quotidiennement à Erbil, essentiellement en soirée.
Mardi soir, un influent groupe armé irakien pro-iranien, les Brigades du Hezbollah, a fustigé "la présence américaine" en Irak, réclamant une nouvelle fois le départ de tous les soldats étrangers du pays.
Classées "groupe terroriste" par Washington, les Brigades du Hezbollah sont le fer de lance de la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre "des dizaines" d'attaques de drones et de roquettes contre des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.