
Mardi 10 mars 2026 à 11h10
Bagdad, 10 mars 2026 (AFP) — Quatre combattants d'une faction armée pro-Iran en Irak ont été tués mardi dans une frappe nocturne visant leur position dans le nord du pays, ont annoncé les Brigades de l'Imam Ali, accusant l'aviation américaine d'être à l'origine de ce bombardement.
Cette attaque est survenue au lendemain de la chute d'un drone aux abords du consulat des Emirats arabes unis à Erbil, dans un Irak percuté de plein fouet par le conflit qui embrase le Moyen-Orient.
Les quatre combattants des Brigades de l'Imam Ali ont été tués dans une "agression américaine" sur la région de Dibs, située dans la province de Kirkouk, selon un communiqué du groupe armé.
La frappe a visé une position de la coalition du Hachd al-Chaabi, d'après la même source. Cette alliance d'anciens groupes paramilitaires, désormais intégrée aux forces régulières de l'Etat irakien, englobe en son sein des factions armées pro-iraniennes, qui pour certaines ont la réputation d'agir en électron libre.
Les forces de sécurité irakiennes ont confirmé un "bombardement" qui a tué des combattants du Hachd, sans toutefois nommer les auteurs de la frappe.
Ces derniers jours, des factions pro-iraniennes en Irak ont été régulièrement visées par des frappes imputées à Washington ou à son allié israélien, en réponse à des tirs de drones de ces groupes contre des troupes américaines dans la région.
Parmi les cibles, l'aéroport international de Bagdad, où se trouvent un centre diplomatique américain, une base militaire adjacente, ainsi que des installations pétrolières.
Lundi soir, deux drones ont été abattus aux abords de la base militaire près de l'aéroport, a indiqué une source de sécurité à l'AFP.
Dans le nord du pays, la région du Kurdistan autonome et sa capitale Erbil ont également essuyé des attaques imputées aux factions pro-iraniennes, pour la plupart neutralisées par la défense anti-aérienne.
Les forces d'une coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington ont détruit lundi "trois drones explosifs" à Erbil, d'après un communiqué des services de sécurité kurdes.
L'un d'eux est tombé près du consulat des Emirats arabes, les autorités locales du Kurdistan dénonçant une attaque "injustifiée".
Le ministère des Affaires étrangères saoudien a aussi fustigé cette attaque "visant le consulat émirati". Des condamnations reprises par le Qatar et la Jordanie.
Un responsable sécuritaire kurde a dit à l'AFP que cette attaque visait vraisemblablement le consulat américain, mais que le drone avait été abattu avant d'atteindre sa cible.
De leur côté, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir tiré cinq missiles sur le quartier général de l'armée américaine, situé sur la base aérienne de Harir, dans cette même région du Kurdistan irakien.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.