
Dimanche 1 juin 2014 à 19h25
Bagdad, 1 juin 2014 (AFP) — Les exportations de pétrole irakien ont progressé en mai pour le deuxième mois consécutif, selon des chiffres officiels publiés dimanche, en dépit de l'arrêt d'un oléoduc et d'un conflit entre le gouvernement central et la région autonome du Kurdistan.
Dans un entretien exclusif à l'AFP, le vice-Premier ministre chargé des Affaires énergétiques, Hussein al-Chahristani, a par ailleurs indiqué que l'armée irakienne devait "faire davantage" pour protéger cet oléoduc dans le nord du pays. Une telle critique des forces de sécurité est rare en Irak.
Le pays a exporté 80,04 millions de barils de pétrole en avril, soit une moyenne de 2,58 millions de barils par jour (mbj), qui lui ont rapporté 8,8 milliards de dollars, a détaillé le ministère du Pétrole dans un communiqué.
Ces chiffres marquent une hausse de la moyenne quotidienne des exportations par rapport à avril, lors duquel elles s'étaient élevées à 2,5 mbj, mais ils restent encore en retrait par rapport à février. La production avait alors atteint 3,5 mbj et les exportations 2,8 mbj, un chiffre qui n'avait plus été atteint depuis plus de deux décennies.
M. Chahristani a indiqué tabler sur un niveau d'exportations à 3 millions mbj d'ici la fin de l'année.
Les ventes en mai se sont faites depuis les terminaux pétroliers du sud de l'Irak, a précisé le ministère, les attaques d'insurgés ayant provoqué une suspension des exportations via l'oléoduc reliant la province irakienne de Kirkouk au port turc de Ceyhan.
L'oléoduc est à l'arrêt depuis début mars et ne devrait pas reprendre avant plusieurs jours. A son plus haut niveau, il transportait 500.000 mbj, destinés à l'exportation.
Les exportations ont également été limitées en raison d'un conflit entre le gouvernement fédéral et la région autonome du Kurdistan irakien.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.