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Irak: les étrangers entrés via le Kurdistan sans visa de Bagdad arrêtés (officiel)


Lundi 9 février 2009 à 13h40

BAGDAD, 9 fév 2009 (AFP) — Le ministère irakien de l'Intérieur a averti lundi les ressortissants étrangers se rendant en Irak par le Kurdistan sans avoir obtenu un visa délivré par l'autorité centrale à Bagdad qu'ils seraient arrêtés et poursuivis.

Cette annonce intervient quelques jours après qu'un Italien se présentant comme un touriste eut été interpellé à Falloujah, l'ex-bastion rebelle sunnite à 50 km à l'ouest de Bagdad, après avoir obtenu un visa de 10 jours délivré par le gouvernement autonome du Kurdistan.

Selon une nouvelle directive du ministère, "tout étranger entrant en Irak par les points de passage frontaliers du Kurdistan, sans avoir obtenu de visa auprès du gouvernement à Bagdad, sera arrêté", a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abdel Karim Khalaf.

Il est "obligatoire pour les étrangers souhaitant se rendre sur le territoire irakien, qu'ils soient journalistes ou autre, d'obtenir un visa officiel, qui leur donne la liberté d'exercer leurs activités en Irak", a-t-il ajouté.

"Le ministère de l'Intérieur est la seule autorité habilitée à délivrer" ce visa", a-t-il souligné.

"L'insouciance dont font preuve certains étrangers concernant les visas les expose à des poursuites judiciaires", a averti M. Khalaf, soulignant qu'aux termes de la loi, "les étrangers entrés de manière illégale doivent être condamnés à des amendes ou des peines de prison, et ensuite renvoyés chez eux".

Un responsable du gouvernement du Kurdistan autonome, Falah Mustapha, a pour sa part affirmé que les procédures de visa se faisaient en coordination avec le gouvernement de Bagdad.

Le New York Times a indiqué dans son édition de vendredi qu'un Italien de 33 ans, Luca Marchio, était arrivé en Irak par le Kurdistan, après un passage par l'Egypte et la Turquie, et s'était retrouvé à Falloujah.

"Je suis touriste. Je veux voir les principales villes du pays. C'est la raison pour laquelle je suis ici maintenant", a-t-il affirmé au quotidien.

M. Khalaf a indiqué à l'AFP que M. Marchio avait été renvoyé en Italie dimanche.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.