
Dimanche 25 janvier 2026 à 13h24
Bagdad, 25 jan 2026 (AFP) — Le Parlement irakien doit se réunir mardi pour élire un nouveau président du pays, première étape avant la désignation du chef du gouvernement, un poste qui devrait revenir à l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, adoubé par la principale coalition chiite.
Conformément au système de partage du pouvoir en vigueur en Irak, le poste de de Premier ministre revient à un chiite, la présidence du Parlement à un sunnite, tandis que la présidence de la République, largement honorifique, est attribuée à un Kurde.
Dimanche, le président du Parlement, Haibat al-Halboussi, a annoncé la tenue mardi d'une session parlementaire consacrée à l'élection d'un chef de l'Etat, selon l'agence de presse officielle INA.
Une fois désigné, celui-ci disposera de 15 jours pour nommer un Premier ministre, généralement issu du plus important bloc chiite formé au gré des alliances post-électorales.
Samedi, le Cadre de coordination, une alliance de factions chiites aux liens divers avec l'Iran, a déclaré avoir "décidé, à la majorité des voix, de désigner" M. Maliki, figure centrale de la vie politique irakienne âgé de 75 ans, au poste de Premier ministre "en tant que candidat du plus grand bloc parlementaire".
Cette décision ouvre la voie à son retour à la tête du gouvernement lorsque le président entérinera officiellement sa nomination.
Les partis kurdes, eux, n'ont pas encore arrêté de candidature commune à la présidence, qui doit être approuvée par d'autres blocs et obtenir une majorité des deux tiers au Parlement.
Le Premier ministre désigné a un mois pour former un gouvernement et le soumettre au Parlement afin d'obtenir un vote de confiance.
Mais si le retour de M. Maliki semble acquis, la formation d'un nouveau gouvernement pourrait s'enliser pendant des mois, voire échouer.
Nouri al-Maliki s'apprête à revenir aux affaires dans un contexte de bouleversements majeurs au Moyen-Orient, marqué par le déclin de l'influence régionale de Téhéran et la montée des tensions avec Washington.
Considéré comme proche de l'Iran, mais ayant également coopéré avec les Etats-Unis à la tête de l'exécutif, il est le seul Premier ministre à avoir effectué deux mandats (2006-2014) depuis l'invasion américaine de 2003, qui a mis fin au pouvoir de Saddam Hussein.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.