Page Précédente

Irak: le gouvernement au Kurdistan pour apaiser les tensions avec Erbil


Dimanche 9 juin 2013 à 12h25

ERBIL (Irak), 09 juin 2013 (AFP) — Le conseil des ministres irakien s'est exceptionnellement tenu dimanche à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, pour tenter d'apaiser les tensions entre Bagdad et la région autonome, située dans le nord du pays.

"Je suis très heureux que ce conseil ait lieu à Erbil", a déclaré le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki en prélude à cette réunion à laquelle assistait aussi Nechirvan Barzani, le chef du gouvernement de la région.

"C'est un pas de plus sur le chemin qui nous mènera à la résolution de tous les problèmes en suspens. Leur importance est parfois exagérée, et parfois ils deviennent incontrôlables", a poursuivi M. Maliki, selon des images retransmises par la télévision publique.

"Il existe une forte volonté de trouver des solutions à tous ces problèmes", a-t-il encore dit.

Les relations entre le gouvernement de M. Maliki et les autorités du Kurdistan irakien sont empreintes d'une sourde inimité. Les deux entités s'affrontent notamment sur l'exploitation des hydrocarbures et une épineuse question territoriale.

Bagdad enrage de voir Erbil signer des contrats avec des compagnies pétrolières étrangères en se passant de son accord et l'accuse d'exporter son pétrole vers la Turquie voisine de façon "illégale".

Au chapitre territorial, le Kurdistan et le gouvernement de M. Maliki revendiquent tous deux une large bande de territoire riche en pétrole, qui comprend notamment la ville de Kirkouk, où cohabitent Arabes, Kurdes et Turcomans.

A en croire experts et observateurs, ce dernier dossier représente la plus grande menace pour la stabilité de l'Irak à long-terme.

En début de semaine, le ministère de l'Intérieur irakien avait fermement exhorté les forces kurdes à se retirer de ces zones disputées. Les peshmergas kurdes y avaient remplacé les troupes irakiennes après une flambée de violences en avril.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.