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Irak: huit attaques nocturnes contre un centre américain à l'aéroport de Bagdad


Dimanche 22 mars 2026 à 10h42

Bagdad, 22 mars 2026 (AFP) — Plusieurs attaques nocturnes ont ciblé un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport international de Bagdad, a indiqué dimanche à l'AFP un responsable sécuritaire irakien, en pleine guerre au Moyen-Orient.

"Huit attaques distinctes, menées jusqu'à l'aube avec des roquettes et des drones, ont visé" les lieux, a-t-il précisé sous couvert d'anonymat, certains projectiles tombant aux abords de la base.

Une seconde source a elle évoqué au moins six attaques. Un véhicule transportant un système de lance-roquettes a été retrouvé dans le quartier d'Al-Jihad, près de l'aéroport.

Un autre responsable a fait état samedi de plusieurs vagues de départs du personnel américain de cette base, alors que les frappes sont quotidiennes.

Depuis le début le 28 février de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix.

Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions sont visées par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël.

Dimanche à l'aube, dans son communiqué quotidien recensant ses opérations, la Résistance islamique en Irak, nébuleuse de groupes armés, a revendiqué 21 attaques de drones et de roquettes menées ces dernières 24 heures "contre les bases de l'occupant" en Irak et au Moyen-Orient.

Ciblée à plusieurs reprises en mars, l'ambassade américaine à Bagdad n'a toutefois pas été touchée ces derniers jours. Les Brigades du Hezbollah, influent groupe armé pro-iranien, s'étaient engagées jeudi sous conditions à cesser leurs attaques pendant cinq jours.

Interrogé par l'AFP sur de nouvelles évacuations vendredi du personnel encore présent à l'ambassade de Bagdad et au consulat d'Erbil au Kurdistan autonome, un porte-parole du Département d'Etat a assuré que la mission diplomatique restait "ouverte pour assister les citoyens américains en Irak et faire avancer les priorités de la politique étrangère".

Washington avait déjà émis au début du conflit un ordre de départ du personnel diplomatique "non-essentiel".

"Notre équipe en Irak continue de passer en revue toutes les actions nécessaires pour garantir la sécurité du personnel et des installations du gouvernement américain", selon cette même source.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.