
Vendredi 12 septembre 2014 à 17h43
Erbil (Irak), 12 sept 2014 (AFP) — Le président français François Hollande est allé vendredi à la rencontre de réfugiés chrétiens à Erbil, capitale du Kurdistan autonome, où des centaines de milliers d'Irakiens ont trouvé refuge fuyant l'offensive de l'Etat islamique dans le nord du pays.
Dès sa descente de l'avion, en provenance de Bagdad, M. Hollande s'est rendu à l'Eglise Saint-Joseph dans l'enclave chrétienne d'Ainkawa, autour de laquelle se dresse un village de toile où s'entassent de nombreuses familles dans des conditions précaires.
L'un des réfugiés brandissait une feuille sur laquelle il avait inscrit ces quelques mots en français: "Nous demandons l'asile en France, sauvez-nous !".
Interrogé sur le faible nombre de visas accordés aux réfugiés, alors que la France avait annoncé fin juillet son intention de favoriser l'accueil des minorités persécutées, François Hollande a estimé qu'il fallait plutôt "que les chrétiens restent vivre en Irak".
"Que les chrétiens restent vivre ici", s'est-il exclamé à plusieurs reprises, insistant: "Notre devoir c'est de pouvoir vous faire rentrer chez vous". "Inch'Allah", a lancé un réfugié.
Le président français a toutefois relevé que le personnel du consulat avait été renforcé pour faire face à l'afflux de demandes.
Des "milliers" de dossiers ont été déposés auprès des représentations françaises en Irak, a indiqué à l'AFP le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui faisait partie de la délégation.
"On a déjà accueilli une centaine (de déplacés chrétiens), il y en aura encore une centaine dans les jours a venir", a-t-il dit, en précisant lui aussi que la France ne souhaitait pas que l'Irak se vide de ses minorités car "ce serait la victoire du terrorisme".
Dans une salle, transformée en dortoir, un homme a interpellé le président français sous les applaudissements, remerciant les églises de l'avoir accueilli: "il nous ont accueillis, ils nous ont donné à manger, ils nous ont respectés"
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.