
Mercredi 4 mars 2026 à 22h19
Bagdad, 4 mars 2026 (AFP) — Deux combattants du groupe pro-iranien Kataëb Hezbollah ont été tués mercredi dans une frappe près de leur base dans le sud de l'Irak, ont rapporté à l'AFP deux sources au sein de l'organisation.
La frappe a visé le véhicule des combattants près de l'un des principaux bastions du groupe, la base de Jurf al-Nasr, ciblée à plusieurs reprises depuis le début de la guerre au Moyen-Orient samedi, selon ces deux sources.
L'une des deux a attribué la frappe aux Etats-Unis et à Israël.
Depuis le début de la guerre, ces frappes ont tué 14 combattants, principalement des membres du Kataëb Hezbollah.
Plusieurs groupes armés soutenus par l'Iran - connus sous le nom de Résistance islamique en Irak, dont fait également partie Kataëb Hezbollah - ont déclaré qu'ils ne resteraient pas neutres et ont revendiqué des dizaines d'attaques de drones contre des bases américaines.
Mercredi, trois drones ont été abattus près de l'aéroport international de Bagdad, qui abrite une représentation diplomatique américaine et a précédemment accueilli des troupes de la coalition dirigée par les États-Unis.
L'ambassade des États-Unis à Bagdad a exhorté ses ressortissants à quitter l'Irak immédiatement.
Ces derniers jours, des manifestants pro-iraniens en colère ont tenté de prendre d'assaut à Bagdad la Zone verte ultra-sécurisée, qui abrite l'ambassade américaine et des bâtiments gouvernementaux clés, mais ils ont été dispersés par les forces de sécurité.
Ailleurs en Irak, la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines, a été la principale cible d'attaques de drones, dont la plupart ont été interceptées par la défense aérienne.
De fortes détonations ont été entendues mercredi à Erbil, la capitale du Kurdistan, qui abrite également un important complexe consulaire américain.
Des bombardements ont également touché des combattants kurdes iraniens. Le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), en exil, a indiqué à l'AFP qu'une frappe iranienne avait tué l'un de ses combattants.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé que les bases de "groupes contre-révolutionnaires" avaient été touchées avec succès par trois missiles tirés mercredi en fin de matinée.
Mercredi soir, une attaque de drone et de missile a touché un camp de familles du parti d'opposition kurde iranien en exil Komala, sans faire de blessés, a indiqué à l'AFP Mohammed Hakimi, l'un de ses responsables, accusant l'Iran.
La région kurde d'Irak abrite des camps et des bases arrière gérés par plusieurs groupes rebelles kurdes iraniens qui ont subi à plusieurs reprises des frappes de l'Iran. Téhéran les accuse depuis longtemps de servir les intérêts occidentaux ou israéliens.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.