
Mardi 3 mars 2026 à 10h01
Erbil (Irak), 3 mars 2026 (AFP) — Des frappes de drones attribuées à l'Iran ont touché mardi un camp de combattants kurdes iraniens et leurs familles dans le nord de l'Irak, selon un responsable local et un groupe d'opposition en exil.
La région du Kurdistan irakien - située dans les montagnes du nord du pays près de la frontière iranienne - sert depuis longtemps de refuge à plusieurs factions armées de l'opposition kurde iranienne, régulièrement visées par des frappes de l'Iran.
"Trois drones iraniens ont pris pour cible le camp d'Azadi, qui dépend de l'opposition kurde iranienne", a déclaré à l'AFP Tareq al-Haidari, responsable de la zone.
Un drone a touché l'hôpital du camp, blessant une personne, a-t-il ajouté.
L'information a été confirmée par Mohammed Nazif Kader, un commandant du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), l'un des plus importants mouvements d'opposition kurdes iraniens.
Il a imputé à l'Iran cette attaque, menée avec des drones et des missiles, selon lui.
L'Iran a qualifié les groupes d'opposition kurdes d'organisations terroristes, les accusant d'avoir servi les intérêts occidentaux ou ceux d'Israël.
Nombre d'entre eux ont combattu par le passé les forces de sécurité iraniennes dans les régions à majorité kurde, limitrophes de l'Iran.
Ces dernières années, ils se sont toutefois largement abstenus d'actions armées, tout en poursuivant depuis l'exil leur campagne contre la République islamique.
Ils ont récemment intensifié leur lobbying après les manifestations de masse en Iran en janvier, dont la répression a fait des milliers de morts.
En février, le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) et quatre autres groupes en exil avaient annoncé la formation d'une coalition politique visant à renverser la République islamique d'Iran et, à terme, obtenir l'autodétermination.
Les Kurdes, considérés comme l'un des plus importants peuples sans Etat au monde, forment l'une des principales minorités non persanes d'Iran.
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Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.