Page Précédente

Irak: cinq combattants de factions pro-Iran tués dans des frappes imputées à Washington


Mardi 10 mars 2026 à 23h04

Bagdad, 10 mars 2026 (AFP) — Cinq combattants de deux factions armées pro-Iran en Irak ont été tués mardi dans deux frappes imputées à l'aviation américaine visant leurs positions en Irak, ont annoncé ces groupes.

Tôt mardi avant l'aube, dans le nord de l'Irak, quatre combattants des Brigades de l'Imam Ali ont été tués dans une "agression américaine" sur la région de Dibs, située dans la province de Kirkouk, selon un communiqué du groupe armé.

La frappe a visé une position de la coalition du Hachd al-Chaabi, d'après la même source. Cette alliance d'anciens groupes paramilitaires, désormais intégrée aux forces régulières de l'Etat irakien, englobe en son sein des factions armées pro-iraniennes, qui pour certaines ont la réputation d'agir en électron libre.

Mardi soir, une frappe imputée à l'aviation américaine sur une position des Brigades du Hezbollah a tué un combattant dans la région d'Al-Qaïm, à la frontière avec la Syrie, d'après un responsable de ce groupe armé s'exprimant sous anonymat à l'AFP. Le génie militaire du Hachd al-Chaabi a confirmé dans un communiqué la décès d'un de ses hommes.

Ces derniers jours, des factions pro-iraniennes en Irak ont été régulièrement visées par des frappes imputées à Washington ou à son allié israélien, en réponse à des tirs de drones de ces groupes contre des troupes américaines dans la région.

Parmi les cibles, l'aéroport international de Bagdad, où se trouvent un centre diplomatique américain, une base militaire adjacente, ainsi que des installations pétrolières.

Mardi soir, au moins cinq attaques de drone ont tenté d'atteindre cette base militaire à l'aéroport de Bagdad - certains appareils chutant sur des locaux voisins des services antiterroristes irakiens, selon une source sécuritaire. Un drone a également provoqué un incendie dans un entrepôt du secteur, d'après cette source.

- Le Kurdistan sous attaque -

Dans le nord du pays, la région du Kurdistan autonome et sa capitale Erbil ont également essuyé des attaques imputées aux factions pro-iraniennes, pour la plupart neutralisées par la défense anti-aérienne.

Mardi soir, un drone a été abattu à Erbil par la défense anti-aérienne de la coalition internationale antijihadistes, dans un périmètre situé entre le consulat américain et l'aéroport --où sont stationnés des conseillers militaires occidentaux de la coalition-- d'après une source sécuritaire locale, qui n'était pas en mesure de dévoiler quelle était la cible de cette attaque.

Lundi déjà, les forces d'une coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington ont détruit "trois drones explosifs" à Erbil, d'après un communiqué des services de sécurité kurdes.

L'un d'eux est tombé près du consulat des Emirats arabes unis, les autorités locales du Kurdistan dénonçant une attaque "injustifiée".

Le ministère des Affaires étrangères saoudien a aussi fustigé cette attaque "visant le consulat émirati". Des condamnations reprises par le Qatar et la Jordanie.

Un responsable sécuritaire kurde a dit à l'AFP que cette attaque visait vraisemblablement le consulat américain, mais que le drone avait été abattu avant d'atteindre sa cible.

De leur côté, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir tiré cinq missiles sur le quartier général de l'armée américaine, situé sur la base aérienne de Harir, dans cette même région du Kurdistan irakien.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.