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Irak: attaque de drones sur un champ pétrolier, pas de victimes (responsables)


Vendredi 13 mars 2026 à 09h18

Bassora (Irak), 13 mars 2026 (AFP) — Deux drones se sont écrasés près d'un important champ d'hydrocarbures du sud de l'Irak déjà à l'arrêt, a annoncé vendredi un responsable du secteur pétrolier, en pleine guerre au Moyen-Orient.

Le champ de Majnoon, visé par l'attaque nocturne dans la province de Bassora, est l'un des principaux gisements pétroliers du sud de l'Irak, grand producteur de l'Opep qui tire plus de 90% de ses revenus de l'or noir.

La guerre au Moyen-Orient a provoqué un bouleversement sans précédent du secteur des hydrocarbures à l'international. L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale de pétrole, et en Irak, des factions armées proiraniennes sont accusées de cibler les infrastructures pétrolières.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux drones sont venus s'écraser sur des pylônes de télécommunications près des installations pétrolières de Majnoon, a indiqué à l'AFP un responsable du secteur pétrolier irakien.

"Il n'y a ni dommages matériels, ni victimes", a-t-il précisé. "La production était déjà à l'arrêt" avant l'attaque a-t-il dit.

Le porte-parole du ministère du Pétrole Saheb Bazoun a confirmé l'attaque, précisant "qu'un drone avait chuté et explosé, mais le second n'a pas détoné".

Le champ a été "impacté", a-t-il dit, sans plus de détails, et sans être en mesure de dire si les drones avaient été abattus où s'ils avaient chuté.

La guerre a contraint plusieurs entreprises occidentales d'hydrocarbures à suspendre leurs activités en Irak, mais les autorités tentent de maintenir la production à 1,4 millions de barils par jour (bpj) - contre plus de 3,5 millions auparavant.

Ces derniers jours, plusieurs champs pétroliers ont été la cible d'attaques de drone, particulièrement dans la région de Bassora riche en pétrole mais aussi au Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, où les activités sont quasi à l'arrêt - à l'exception d'une petite production pour couvrir les besoins locaux de la région autonome.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.