
Lundi 2 mars 2026 à 20h21
Paris (France), 2 mars 2026 (AFP) — Des mesures de protection policière des personnalités et des associations opposées au régime iranien présentes en France ont été décidées lundi lors d'une réunion autour du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, a appris l'AFP auprès d'un participant confirmant des informations du Parisien.
Au cours de cette réunion place Beauvau, à laquelle participaient notamment des responsables de la Direction générale de la sécurité intérieure et le patron de la police nationale, le ministre a fait le point sur les menaces engendrées par les frappes israélo-américaines en Iran samedi et la riposte de Téhéran.
Laurent Nuñez a fait part de sa préoccupation vis-à-vis de la sécurité des opposants politiques iraniens qui bénéficieront d'une protection policière.
Quant aux lieux, associations et organismes en lien avec l'opposition au régime iranien, notamment kurdes, ils feront l'objet d'une attention particulière, avec des patrouilles renforcées dans des zones de forte concentration communautaire, comme dans le Val-d'Oise, a ajouté le participant.
Les services craignent des actions terroristes téléguidées par Téhéran visant des opposants au régime iranien.
Samedi déjà, dans un télégramme consulté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur avait demandé aux préfets et responsables des forces de l'ordre une vigilance renforcée pour "détecter toute action susceptible de troubler l'ordre public" sur le territoire.
Il avait appelé au renforcement de la sécurité autour des représentations diplomatiques et de "certains points d'intérêt des parties impliquées".
Il avait demandé aussi aux préfets de "signaler immédiatement aux services de renseignement toute action d'influence ou de déstabilisation en lien avec ce conflit", notamment si "celle-ci devait revêtir un caractère d'action violente".
Le lendemain, le ministre avait appelé les préfets à renforcer également la sécurité autour des lieux de culte juifs à la veille de la fête religieuse de Pourim.
Ces consignes ont été répétées lundi lors de la réunion à Beauvau, selon la même source.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.