
Mercredi 27 août 2014 à 14h14
Rouez-en-Champagne (France), 27 août 2014 (AFP) — François Fillon, candidat à la primaire UMP pour 2017, a jugé mercredi "inacceptable" que l'Allemagne s'exonère "des efforts nécessaires à la sécurité du continent européen".
Lors de son discours de rentrée à Rouez-en-Champagne (Sarthe), l'ex-Premier ministre a lancé: "En Irak aujourd'hui, il existe une arme de destruction massive, c'est l'EIIL", l'Etat islamique en Irak et au Levant (qui a pris le nom d'"Etat islamique").
Selon lui, "ce califat de la terreur et de la barbarie doit être combattu jusqu'à son éradication. Son existence est un défi pour la paix, la liberté de conscience et les droits de l'Homme".
"Nous ne sommes plus en présence d'une organisation terroriste comme Al Quaïda mais d'une véritable armée entraînée, équipée - par qui? La question doit être posée clairement, notamment aux Etats du Golfe - une armée qui, si elle prend le contrôle de l'Irak, peut nous faire entrer dans un conflit généralisé", a affirmé le responsable d'opposition.
A ses yeux, "cette mobilisation passe par un engagement européen et en particulier un engagement allemand. Autant je ne participe pas à la critique irresponsable de la politique économique allemande, autant je juge inacceptable que l'Allemagne continue, au nom de son passé, de s'exonérer des efforts nécessaires à la sécurité du continent européen", a-t-il affirmé.
Toutefois, l'Allemagne a annoncé mercredi dernier la livraison d'armes aux Kurdes d'Irak, pour prévenir "une catastrophe", rejoignant ainsi plusieurs de ses partenaires européens, et ce, malgré l'opposition résolue de son opinion publique.
L'ancien Premier ministre a également "regretté" que "le président de la République n'ait pas réussi à convaincre ses partenaires de réunir d'urgence le Conseil européen pour prendre l'initiative d'une conférence internationale sur la situation en Irak à laquelle devront être associés notamment l'Iran, la Turquie, les Etats du Golfe et la Russie".
"Il y a urgence à traiter collectivement la menace que représente pour la paix dans le monde l'EIIL", a-t-il insisté.
Autre sujet d'inquiétude pour M. Fillon: les déclarations de François Hollande selon lesquelles la France a "fourni des armes à la +rébellion syrienne démocratique+." "On aimerait savoir à qui, précisément, ces armes ont été livrées. Qui les utilise aujourd'hui et pourquoi le Parlement n'a jamais été informé de cette décision".
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.