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Explosions entendues près de l'aéroport d'Erbil, au Kurdistan irakien (journaliste AFP)


Lundi 6 avril 2026 à 21h23

Bagdad, 6 avr 2026 (AFP) — Deux détonations ont été entendues près de l'aéroport d'Erbil, qui accueille des conseillers de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis, dans la région du Kurdistan (nord de l'Irak), a rapporté lundi un journaliste de l'AFP.

Quelques heures plus tôt, les systèmes de défense antiaérienne avaient intercepté quatre missiles qui se dirigeaient vers le consulat américain à Erbil, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

L'Irak a été entraîné malgré lui dans la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Des groupes pro-iraniens y attaquent les intérêts américains et essuient en retour des attaques imputées aux Etats-Unis et à Israël.

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad a précisé dimanche que "des milices terroristes irakiennes affiliées à l'Iran ont perpétré, dans la nuit, deux nouvelles attaques odieuses contre des installations diplomatiques américaines en Irak, dans le but d'assassiner des diplomates américains".

Le porte-parole de l'ambassade a exhorté les autorités irakiennes à empêcher de nouvelles attaques contre la mission et les installations américaines.

"Nous n'hésiterons pas à défendre notre personnel et nos installations si le gouvernement irakien se montre incapable de remplir ses obligations", a ajouté le porte-parole.

Washington a indiqué que des hélicoptères avaient mené des frappes contre des groupes armés pro-iraniens en Irak depuis le début de la guerre.

Le ministère irakien des Affaires étrangères avait assuré jeudi mettre "tout en oeuvre pour empêcher une escalade", notamment en renforçant la sécurité afin de protéger les intérêts étrangers et diplomatiques.

Les forces de sécurité peshmergas de la région du Kurdistan autonome ont également été la cible de multiples attaques depuis le début de la guerre. Six de leurs combattants ont été tués lors d'une attaque en mars attribuée à l'Iran.

Les Peshmergas ont déclaré lundi que leur quartier général avait été attaqué pendant la nuit par quatre drones chargés d'explosifs, sans préciser s'il y avait eu des victimes.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.