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Le Kirghizstan rapatrie des femmes et enfants de jihadistes depuis la Syrie


Vendredi 19 juillet 2024 à 09h43

Bichkek (Kirghizstan), 19 juil 2024 (AFP) — Le Kirghizstan a annoncé vendredi le rapatriement depuis les camps de détention en Syrie de 22 femmes et enfants de jihadistes citoyens de ce pays d'Asie centrale, région d'où des milliers de ressortissants avaient rejoint des organisations jihadistes.

"Le 19 juillet 2024, 22 citoyens kirghiz (8 femmes et 14 enfants) ont été rapatriés depuis les camps du nord-est de la Syrie", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Plus de 500 Kirghiz ont été rapatriés depuis 2021, selon les autorités, qui expliquent que leurs citoyens doivent passer par une étape de "réadaptation" avant leur réintégration dans la société.

Le Kirghizstan, pays laïque à majorité musulmane, annonce régulièrement l'arrestation de membres supposés de différents groupes jihadistes, notamment dans le sud du pays, plus religieux.

Des milliers de personnes originaires des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale - Kirghizstan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan - avaient rejoint, en particulier dans les années 2013-2015, différentes organisations jihadistes en Syrie et en Irak, dont le groupe Etat islamique (EI).

Cinq ans après la chute du "califat" autoproclamé de l'EI en Irak et en Syrie, des dizaines de milliers de femmes et d'enfants proches de jihadistes sont détenus par les forces kurdes syriennes alliées des Etats-Unis dans le nord-est de la Syrie, notamment dans les camps d'al-Hol et de Roj, où règnent violence et privations de toutes sortes.

La question du rapatriement des familles de jihadistes est également sensible en Europe, alors que nombre de pays occidentaux refusent de faire revenir leurs citoyens, se contentant de retours au compte-goutte par crainte d'éventuels actes terroristes sur leur sol.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.