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Erdogan accuse Paris et Berlin de ne pas aider la Turquie à lutter contre le PKK


Jeudi 27 septembre 2012 à 18h46

ANKARA, 27 sept 2012 (AFP) — Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi soir la France et l'Allemagne de ne pas aider la Turquie à lutter contre les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), lors d'un entretien accordé à la télévision privée NTV.

"Les Occidentaux ne veulent pas que nous réglions ce problème. Je le dis clairement, l'Allemagne ne le veut pas, la France ne le veut pas et elles ne nous aident pas sur cette question", a déclaré M. Erdogan.

"Les pays scandinaves accueillent sans restriction (le PKK)", a également dénoncé M. Erdogan, les accusant de ne pas extrader les dirigeants du mouvement poursuivis en Turquie.

"D'un côté (ces pays) s'expriment devant l'Union européenne (UE) et classent le PKK dans leur liste des organisations terroristes et de l'autre ils autorisent leurs représentants à circuler librement dans leurs pays", a insisté le chef du gouvernement turc. "Ils (les chefs du PKK) sont sous votre protection et vous tolérez leurs activités", a-t-il lancé.

Comme il l'avait fait la veille lors d'un autre entretien télévisé, M. Erdogan a toutefois répété jeudi soir qu'il était prêt à rouvrir des négociations avec le PKK, considéré par la Turquie, les Etats-Unis et l'UE, notamment, comme une organisation terroriste.

Depuis un an, les affrontements se sont nettement intensifiés entre le PKK et l'armée turque. Aux offensives des rebelles répondent des opérations de représailles musclées de l'armée.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.