
Mardi 14 avril 2026 à 10h52
Bagdad, 14 avr 2026 (AFP) — La justice irakienne a annoncé mardi avoir remis à leurs pays de jeunes ressortissants des Etats-Unis et de Finlande, emprisonnés à tort pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Il s'est avéré que les deux suspects - un mineur de Finlande et un autre des Etats-Unis - "ne faisaient pas partie de Daesh (l'acronyme en arabe de l'EI, NDLR)", selon le Centre national irakien pour la coopération judiciaire internationale (NCIJC), affilié au Conseil suprême de la magistrature.
"La remise a eu lieu une fois toutes les procédures légales et judiciaires achevées", a-t-il ajouté dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle Ina.
Le pouvoir judiciaire ne précise pas la durée de leur détention. Il ne dit pas non plus s'ils faisaient partie des prisonniers récemment transférés depuis la Syrie voisine, sous l'égide du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Plus de 5.700 détenus de 61 nationalités différentes sont arrivés en Irak dans le cadre de ce transfert, et sont depuis soumis à des interrogatoires de la justice irakienne.
Parmi eux figurent 3.543 Syriens, 467 Irakiens et 710 ressortissants d'autres pays arabes, ainsi que plus de 980 autres étrangers, notamment des Européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Belgique, entre autres), des Américains et des Australiens.
En 2014, l'EI s'était emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak, commettant des massacres et réduisant des femmes et des filles en esclavage sexuel.
Appuyé par la coalition menée par les Etats-Unis, l'Irak a proclamé la défaite du groupe en 2017. En Syrie, les Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes, ont vaincu l'EI deux ans plus tard.
La justice irakienne a déjà engagé des procédures judiciaires à l'encontre de membres présumés de l'EI, s'attirant les critiques des défenseurs des droits humains qui ont dénoncé des procès expéditifs, des aveux obtenus sous la torture ou une représentation juridique inefficace.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.