
Samedi 28 février 2026 à 10h48
Téhéran, 28 fév 2026 (AFP) — Grand comme 2,5 fois la France, l'Iran, contre lequel Israël et les Etats-Unis ont annoncé avoir lancé des frappes samedi, est un vaste pays du Moyen-Orient qui dispose d'importantes ressources naturelles, en particulier du gaz et du pétrole.
Depuis la Révolution islamique de 1979, qui a mis fin à plus de deux millénaires de monarchie, un religieux est à la tête de l'Etat.
Voici cinq choses à savoir sur la République islamique d'Iran.
- Diversité ethnique -
Près de 90 millions d'habitants vivent en Iran, dont les trois-quarts en zones urbaines, selon les données du dernier recensement.
Sa capitale Téhéran compte environ 10 millions d'habitants. Mashhad (nord-est), Ispahan et Chiraz (centre) figurent parmi les autres grandes villes.
L'Iran est un pays culturellement et ethniquement diversifié. Si les Perses sont majoritaires, les Azerbaïdjanais, les Lurs, les Kurdes, les Arabes, les Baloutches et les Turkmènes sont présents en nombre.
Le persan est la langue officielle mais dans de nombreuses régions, les dialectes sont largement parlés.
- Majorité musulmane -
L'Iran est un pays à prédominance musulmane, avec plus de 90% de sa population adhérant à l'islam chiite. C'est le plus grand pays à majorité chiite au monde.
Les sunnites, essentiellement concentrés dans les provinces frontalières de l'Irak, du Pakistan et de l'Afghanistan, constituent l'autre majeure partie.
Les minorités religieuses reconnues officiellement par la Constitution comprennent les chrétiens, les juifs et les zoroastriens. Ils ont chacun un représentant au Parlement. La confession bahaïe, une religion abrahamique, est elle interdite et persécutée depuis la Révolution islamique.
- Pétrole et gaz -
L'Iran possède certaines des plus grandes réserves d'hydrocarbures au monde. Il détient environ 10% des réserves mondiales prouvées de pétrole et environ 15% des réserves de gaz naturel.
Le pays est parmi les plus riches en hydrocarbures.
Son secteur industriel comprend lui la pétrochimie, la sidérurgie, le ciment, la construction, l'automobile, l'exploitation minière, l'agriculture et l'agroalimentaire.
Le secteur des services représente une part croissante du PIB. Mais sanctions, hyperinflation, dépréciation de la monnaie nationale et inefficacités structurelles entravent la croissance.
- Emplacement stratégique -
L'Iran, situé à un carrefour entre l'Europe et l'Asie, est le deuxième plus grand pays du Moyen-Orient en termes de superficie, derrière l'Arabie saoudite.
Il partage des frontières terrestres avec l'Irak, la Turquie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, l'Afghanistan et le Pakistan.
L'Iran contrôle la rive nord du stratégique détroit d'Ormuz, un passage clé au niveau mondial pour le transit de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il a pour voisin au sud le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis et Oman.
Au nord, l'Iran borde la mer Caspienne, la plus grande étendue d'eau intérieure au monde, qu'il partage notamment avec la Russie.
Sa position géographique a fait historiquement de l'Iran un acteur incontournable pour le commerce. Mais du fait des sanctions et tensions géopolitiques, de nombreux pays l'évitent pour le transit.
- République islamique -
L'Iran est devenu en 1979 une République islamique, combinant institutions républicaines et pouvoir clérical, à la suite de la Révolution islamique qui a renversé la monarchie. Le pays avait alors sur le trône le chah Mohammad Reza Pahlavi, un allié des Etats-Unis.
Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, est depuis 1989 le commandant en chef des forces armées et détient l'autorité sur le pouvoir judiciaire, la télévision d'Etat. Il a le dernier mot sur toutes les décisions stratégiques.
La République islamique et ses institutions sont défendues par les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique qui contrôle par ailleurs des pans entiers de l'économie.
Le président est élu au suffrage universel tous les quatre ans et dirige l'exécutif. Massoud Pezeshkian occupe cette fonction depuis 2024.
Les candidats à la présidence doivent être approuvés par le Conseil des gardiens, un puissant organe non élu composé de religieux et de juristes. Le Conseil examine et peut retoquer les lois adoptées par le Parlement.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.