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Détournement/ferry turc: le pirate ne transportait qu'une fausse bombe


Samedi 12 novembre 2011 à 07h54

ISTANBUL, 12 nov 2011 (AFP) — Le militant kurde qui a détourné durant plus de 12 heures un ferry turc transportant 24 personnes, dans la mer de Marmara (nord-ouest), avant d'être tué samedi dans une opération de sécurité, ne transportait pas d'explosif mais un simulacre de bombe, a affirmé le gouverneur de Kocaeli.

"Aucune bombe n'a été découverte sur le preneur d'otages du ferry. On a trouvé sur le cadavre un dispositif fait de cables et d'une bouteille ressemblant à une bombe", a déclaré à l'agence de presse Anatolie Ercan Topaca, le gouverneur de Kocaeli, d'où était parti le ferry.

Le ferry, un catamaran rapide affecté au transport de passagers entre Kocaeli et Gölcük, deux villes du nord-est de la mer de Marmara, a été détourné vers 16H00 GMT vendredi par un homme seul, âgé de 28 à 30 ans et se revendiquant des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Dans un premier temps il avait été fait mention d'un commando de quatre à cinq personnes.

Le navire, transportant 18 passagers, quatres membres d'équipage et deux stagiaires, s'est déplacé au fil des heures dans la mer de Marmara, avant de s'arrêter sur sa partie européenne, à l'ouest d'Istanbul, où il est resté stationné de longues heures.

Les forces de sécurité ont donné l'assaut au navire au petit matin samedi, tuant le preneur d'otages. Tous les otages étaient sains et saufs, selon le gouverneur d'Istanbul Hüseyin Avni Mutlu.

La tension autour de la question des Kurdes, une communauté de 12 à 15 millions de personnes sur une population totale de 73 millions, a nettement augmenté ces derniers mois en Turquie.

Attentats, attaques contre la police ou l'armée, opérations militaires et arrestations en nombre de sympathisants du PKK se succèdent.

L'armée turque a ainsi lancé fin octobre une vaste offensive dans l'est du pays et en Irak du nord, où se replient les rebelles du PKK.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.