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Des séparatistes kurdes responsables des attentats d'Istanbul (ministre)


Samedi 2 août 2008 à 17h52

ISTANBUL, 2 août 2008 (AFP) — Les deux attentats à la bombe qui ont fait 17 morts le 27 juillet à Istanbul ont été commis par des extrémistes séparatistes kurdes, a déclaré samedi le ministre turc de l'Intérieur, Besir Atalay, annonçant que la plupart de leurs auteurs avaient été arrêtés.

"C'était un acte inhumain de la sanglante organisation séparatiste terroriste", a déclaré à des journalistes M. Atalay, utilisant la désignation habituelle des autorités turques pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Le PKK est considéré par une organisation terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis.

Dix suspects ont été interrogés et remis aux autorités judiciaires avant l'expiration du délai légal de quatre jours de garde à vue, a affirmé le ministre.

Ces suspects constituent la majorité de ceux qui sont impliqués dans les attentats de dimanche dernier, dont ceux "qui ont personnellement participé" à ces attentats, a-t-il dit.

Un procureur ayant interrogé les dix suspects a demandé à un tribunal d'Istanbul d'inculper huit d'entre eux d'appartenance au PKK et de libérer les deux autres, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

Cette requête a été retenue par la cour qui a ordonné que ces huit personnes soient mises en prison en attendant d'être jugées.

Deux hommes, qui selon des témoins auraient été aperçus dans la rue avant les explosions avec un comportement suspect, figurent dans ce groupe de huit, toujours selon Anatolie.

Selon M. Atalay, la police turque considère l'affaire comme résolue et les découvertes qui ont été faites "ne laissent aucune place au doute" sur l'identité des auteurs des attentats.

Deux bombes posées dans des conteneurs à ordures avaient explosé dimanche 27 juillet à dix minutes d'intervalle dans une rue piétonne très fréquentée du quartier populaire de Gungoren, dans la partie européenne d'Istanbul. Dix-sept personnes avaient été tuées, dont cinq enfants et une femme enceinte.

Toutes les victimes ont péri dans la seconde explosion, bien plus puissante que la première, après laquelle un grand nombre de personnes s'étaient massées sur les lieux.

Sur les 154 personnes blessées par ces attentats, 27 restaient hospitalisées samedi, mais aucune n'était en danger de mort, a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Au cours de l'enquête, la police a aussi établi que l'explosion d'une bombe qui avait blessé dix personnes en juin dans un autre district d'Istanbul était l'oeuvre des mêmes personnes que celles qui ont commis les attentats du 27 juillet, a affirmé M. Atalay.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.